30 novembre 2017

Instant plaisir : le magazine Flow

 

Aujourd'hui sort le dernier numéro du seul magazine auquel je suis fidèle, je t'en parlais d'ailleurs ici ! Comme j'écris mes articles en avance, il me sera impossible de te parler de cet opus. Cette chronique concerne donc le numéro 20, sorti le 12 octobre.

Genre : Magazine

Rythme de parution : tous les deux mois

Numéro : 20

Rédactrice en chef : Gwendoline Michaelis

Prix : 7,50

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Appartenant résolument à la catégorie « Lifestyle » aborde nombre de sujet mais toujours à travers le prisme de la psychologie positive. Bref une revue sans doute très « bobo » ! C'est sans doute pour cela que je l'adore. Depuis que j'ai découvert Flow, je ne manque aucune parution et attends toujours avec impatience le moment où je pourrais le savourer.

Chaque numéro est conçu autour d'un thème, en octobre Enchanter la vie. Ensuite on trouve plusieurs catégories :

- Belles rencontres « Des portraits de personnes créatives talentueuses et une ouverture sur le monde. »

- Esprit libre : « Des sujets qui invitent à la découverte, la réflexion et à avoir une vision positive de la vie. »

- Petits plaisirs : « Du shopping et des recettes pour se faire plaisir. »

- Douceur de vivre : « Des conseils pour rendre son quotidien plus doux.

 

Mon Avis

 

Ce qui frappe quand on feuillette Flow, c'est le soin consacré à la mise en page. Beaucoup d'illustrations sur un papier luxueux avec parfois de vraies prises de risque visuelles.

Ainsi sur l'article « La philosophie au féminin » :

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En parlant illustrations, chaque numéro comporte plusieurs intercalaires facilement détachable montrent le travail d'un artiste. Pour octobre, c'est Irene Sophia qui a été mise à l'honneur. De quoi donner envie de les mettre sous cadre -saluons la qualité de l'impression!- :

Intercalaire

Le prix élevé de Flow ne se justifie pas seulement par le papier, le magazine est un véritable moment de lecture. Par exemple, l'article « Et si on mettait plus de grâce dans notre vie ? » nous donne de véritables pistes pour enchanter la vie sans nous faire la leçon.

Grâce

Enfin Flow ne connaîtrait peut-être pas un  tel succès -il a été élu Meilleur titre de presse magazine de l’année 2017, lors du Grand Prix des médias CB News- sans ses cadeaux papeterie. Chaque numéro un ou deux godies nous attendent. Cette fois, ce sont trois pochettes cadeaux :

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Poster, carnets... Ce petit plus ravira les amoureux du papier.

Inutile de le dire : chaque numéro de Flow reste pour une mois une occasion de me poser quelques minutes, de préférence avec une tasse de thé ou de chocolat chaud... Un moment bien-être que je ne raterai pour rien au monde !

 

Vous connaissez Flow ?

 

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09 novembre 2017

L'Âme du monde – Frédéric Lenoir

 

Genre : Conte philosophique

Pays : France

Date de publication : mai 2012

Maison d'édition : Pocket

Prix : 6 euros 60

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Résumé : Pressentant l'imminence d'un cataclysme planétaire, sept sages venus des quatre coins du monde se réunissent à Toulanka, monastère perdu des montagnes tibétaines, pour transmettre à Tenzin et Natina, deux jeunes adolescents, les clés de la sagesse universelle. Au-delà des divergences culturelles et historiques de leurs traditions respectives, ils s'appuient sur leur expérience personnelle et se savent inspirés par ce que les philosophes de l'Antiquité appellent l'Âme du monde : la force bienveillante qui maintient l'harmonie de l'univers.

Depuis la sortie de L'Âme du monde, en 2012, j'avais tout fait pour éviter de le lire. Pourquoi ? À cause d'un double traumatisme littéraire. Le premier date de mes années lycée... Il est dû à Zadig ou la Destinée. Alors que j'avais lu et apprécié nombre d'ouvrages considérés par mes pairs comme ennuyeux, j'avoue ne pas avoir survécu à ce vaurien de Voltaire. Puis, la même année que la parution de l'Âme du monde, j'ai eu l'audace de me plonger dans L'homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle... Expérience désastreuse. Après tout cela, j'avoue que la seule idée de lire ce qu'on me présentait comme un conte spirituel me donnait de l'urticaire.

Sauf que je ne m'étais pas assez renseignée sur l'auteur. Alors que le curriculum vitæ de monsieur Gounelle me laisse un peu dubitative celui de Frédéric Lenoir me semble plutôt rassurant. Philosophe et sociologue, il est chercheur associé à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales.

C'est pour cela, qu'après avoir tant fui cet ouvrage, j'ai décidé de m'y plonger toute entière.

Mon Avis

 

Ce conte spirituel a été pour moi un joli moment de lecture... Hélas ce genre comporte, et là c'est une question de préférences personnelles, un défaut important : sa brièveté ! En effet j'aurais voulu, en lieu et place d'un court récit de seulement 160 pages, un gros roman riche et foisonnant ! Ou au moins un peu plus de détails... Or un conte a pour principe premier de tendre vers une narration universelle. Une histoire qui parlerait à tous et toutes, au-delà de toute nationalité, de toute religion, de toute culture.

Notons que malgré certains articles et certaines critiques, L'Âme du monde n'est certes pas un Conte philosophique. En effet ce dernier critique la société et le pouvoir en place, ce qui n'est pas tellement le cas du récit de Lenoir -ou de manière totalement superficielle-. De plus rappelons que le Conte philosophique a émergé comme une réponse à la censure que subissaient les philosophes des Lumières.

Bref, j'ai beaucoup aimé L'Âme du monde même si certaines réactions du personnage de l'adolescente -Natina- m'ont semblé un peu ridicules -une telle innocence chez une jeune fille de 14 ans, élevée à l'occidentale, me paraît incohérente-. Mais quelques petites imperfections ne portent guère préjudice à l'ouvrage et je suis sortie de ma lecture bien heureuse d'avoir succombé !

Je vous laisse avec une citation qui m'a particulièrement touchée :

« Malheureux l'homme qui ne sait pas qu'il possède deux grands trésors à l'intérieur de lui-même : la clarté de l'esprit, qui peut le rendre libre, et la bonté du cœur, qui peut le rendre heureux. »

Et vous amis lecteurs, vous aimez les contes philosophiques ?

 

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28 septembre 2017

L'Art de la méditation – Matthieu Ricard

 

Genre : Essai pratique

Pays : France

Date de publication : 2008

Maison d'édition : Pocket

Prix : 6 euros 30

 

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Résumé : L'art de méditer est une pratique que les plus grands sages poursuivent tout au long de leur vie. Matthieu Ricard vous ouvre le chemin et vous guide pas à pas sur la voie d'une expérience universelle fondée sur l'amour altruiste, la compassion et les bienfaits de la méditation.

Ma découverte de la méditation remonte déjà à quatre ans. Ma thérapeute, devant mon incapacité à lâcher prise, m'avait fortement incitée à essayer à cette pratique. J'ai commencé seule, avec l'aide d'un CD. Il m'aura fallu plusieurs mois pour comprendre à quelle point la méditation impactait positivement ma vie. Puis, il y a deux ans, des soucis de santé sont venus compliquer mon quotidien. Depuis, je vis avec des douleurs chroniques. Sans la méditation pour gérer, la dépression aurait fini par pointer le bout de son vilain nez.

Lorsque j'ai croisé le chemin de l'ouvrage qui nous occupe aujourd'hui, j'ai pensé que cet essai pourrait m'aider à progresser. Et j'apprécie beaucoup monsieur Ricard, dont le Plaidoyer pour l'altruisme a littéralement changé ma vie.

 

Mon Avis

 

Bien que la quatrième de couverture, via une critique de Psychologie Magazine, promette un essai accessible à tous, je pense que L'Art de méditer ne suffira pas pour débuter. Il va sans dire que l'idéal est de s'initier avec un expert ou, du moins, avec des méditations guidées. De mon côté j'ai commencé en autodidacte mais j'ai eu, depuis, la chance d'apprendre d'une professeur de yoga très compétente puis de suivre une formation de méditation Mindfulness sur huit semaines.

Si je reste réservée quant à l'utilité du livre de Matthieu Ricard pour débuter, c'est un ouvrage précieux pour ceux qui veulent avancer dans leur pratique ! L'auteur nous rappelle les bases avant de se pencher sur de multiples formes de méditation : trouver le calme intérieur, méditer sur l'amour altruiste, apaiser la douleur, gérer ses pensées et ses émotions. À chaque thème nous sont proposées plusieurs visualisations. Bref, je sais d'ors et déjà que L'Art de la médiation restera sur ma table de chevet et que j'y reviendrai régulièrement, dans l'espoir de progresser et de découvrir encore de nombreux bienfaits à cette pratique qui a déjà considérablement enrichi ma vie.

 

Et vous, pratiquez-vous la méditation ?

 

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03 août 2017

1001 dessins faciles à la japonaise - Kamo

 

Genre : Pratique

Pays : Japon

Date de publication : 2015 pour cette édition

Maison d'édition : Dessin et Tolra

Prix : 8,90 €

 

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Présentation de l'éditeur : 5 chapitres, divisés en 51 leçons concises et ludiques, avec le niveau de difficulté indiqué, pour apprendre les rudiments du dessin Kawaï. Une maquette dynamique et colorée avec de nombreuses illustrations. Des doubles pages de photos avec des idées de customisation avec les dessins kawaï (T-shirt, couverture de livre, cartes, emballages cadeaux…)

Mon Avis

 

Que ce soit dans mon journal intime ou dans mon agenda -ou mon Bullet Journal, il faudra que je revienne en parler plus longuement-, j'adore agrémenter mes pages de petites illustrations faciles à faire. Cela met un peu de fantaisie et de bonne humeur dans la routine ! Lorsqu'à Noël dernier, j'offrais à ma fille un autre ouvrage de Kamo Apprendre à dessiner à la japonaise, je ne pensais pas passer mon temps à lui piquer. Si bien que mon ado en a eu vite marre et que j'ai fini par me commander le bouquin qui nous intéresse aujourd'hui.

 

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1001 dessins faciles à la japonaise est un peu moins complet que le premier mais il est néanmoins devenu un allier de taille pour moi. Divisé en quatre grandes parties selon les saisons, il m'inspire quand j'ai envie d'illustrer mes journées sans prise de tête. Pour ceux qui se considèrent comme dénués de toute aptitude dans ce domaine, je conseillerais plutôt Apprendre à dessiner à la japonaise qui comporte plus d'explications pas-à-pas.

Bonus non négligeable : grâce aux livres de Kamo, j'espère bien devenir une championne au Pictionary !

 

Et vous, prêts à illustrer vos agendas ?

 

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08 juin 2017

Psychologie des personnages – Manuel pratique – Howard M. Gluss, PH.D. & Scott Edward Smith

 

 

 

Genre : Essai

Date de publication : 2006

Maison d'édition : Dixit

Prix : 19 euros

 

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Résumé : Ce manuel est un outil formidable, une source très documentée qui s'appuie à la fois sur le travail d'un praticien de la psychologie et sur de nombreux exemples de personnages de films dans lesquels on trouve des personnalités : antisociales, paranoïaques, narcissiques, borderlines, obsessionnelles, masochistes...

 

Mon Avis

 

Depuis plusieurs année, je suis une fervente lectrice de Scenario-buzz, le site de l'auteur et scénariste Nathalie Lenoir. D'ailleurs, ami lecteur, je ne peux que te conseiller vivement de lire ses articles. Je n'écris pas de scénario, un domaine qui m'est étranger. C'est par elle que j'ai pu découvrir le manuel qui nous occupe aujourd'hui.

Quel formidable outil que cet ouvrage ! Et pas seulement pour le scénariste ou même l'auteur de fiction. Les passionnésde cinéma trouveront des choses passionnantes à se mettre sous la dent.

Les auteurs -un psy et un scénariste- partent des troubles de la personnalité pour nous parler de psychologie humaine. Chaque profil est abondamment expliqué en prenant appui sur des personnages de films. Suit un récapitulatif, les principales caractéristiques de la personnalité en question etles clichés attachés à cette dernière. Enfin, on peut trouver toute une liste de filmspour illustrerle profil expliqué avant.

Aborder le cinéma par le biais de la psychologie est fascinant... Pour ce qui est de l'écrivant, c'est un manuel de référence d'un grand secours qui aide à donner de la richesse à ses personnages.

 

Et vous, utilisez-vous la psychologie dans des domaines artistiques ?

 

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13 mai 2017

Vous n'aurez pas ma haine - Antoine Leiris

 

Genre : Témoignage

Pays : France

Date de publication : 2016

Maison d'édition : Le Livre de Poche

Prix : 3,90 €



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Résumé : Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume. À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer. C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre.

 

Auteur d'une lettre ouverte sur un réseau social très connu, Antoine Leiris a vu sa publication partagée par des milliers d'internautes. La volonté de cet époux de ne pas tomber dans le piège de la haine a ému la France entière.

Mon Avis

 

Comme beaucoup, la publication -sur Facebook- de monsieur Leiris m'avait particulièrement émue. Encore ébranlée par les attentats, la France entière avait admirée la capacité de cet homme à ne pas tomber dans la haine. La justesse de ces mots m'avait donné envie d'en savoir plus sur son auteur.

Quand je suis tombée sur son témoignage dans ma librairie de quartier, l'ouvrage a rejoint la pile de livres qui m'attendaient sur ma table de chevet.

Au terme de ma lecture, je me retrouve devant un exercice délicat : livrer un avis sur un récit autobiographique et intime. Un récit qui abord une tragédie innommable. Dois-je traiter ce court essai comme une œuvre ou comme un témoignage ?

Par peur de manquer de franchise, je vais me contenter de partager mes émotions. À chaud.

Bien entendu Vous n'aurez pas ma haine m'a ému. Antoine Leiris parle en tant qu'époux et père. Moi-même mariée et maman, impossible de ne pas me projeter dans ce drame. Et si on m'enlevait mon mari aussi brutalement ? Dans la barbarie. Être face à un tel deuil...

J'espère que je saurais rester aussi digne que l'auteur. Il parvient à mettre des mots sur son deuil dans une justesse qui a bien du mérite. D'un point de vu littéraire, le court ouvrage n'est pas épargné par quelques maladresses, mais finalement, ces imperfections ne font que souligner l’humanité du témoignage offert.

Antoine Leiris fait entendre sa voix avec beaucoup de pudeur. Il montre sans détour, loin des mélodrames artificiels livrés à la une des journaux, le chemin difficile d'une famille face à l'absence. Un récit plein d'espoir et de vie, dans ses aspects les plus sombres et les plus tendres... Finalement quelle meilleure réponse face à la barbarie que celle de l'espoir ?

 

Et vous, aviez-vous lu la publication d'Antoine Leiris ?

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23 mars 2017

Listes obsessionnelles compulsives

 



Genre : Recueil

Pays : Royaume-uni

Date de publication : 2015 pour la traduction française

Maison d'édition : Le Livre de Poche / Editions du sous-sol

Traduction de l'anglais : Claire Debru

Prix : 14,90 €

 

Dans l'article de la semaine dernière « Écrire pour faire place », je vous parlais du principe d'externalisation (le fait de ne pas remplir sa tête de choses qui n'ont rien à y faire). Cette thèse de Daniel Levitin, professeur de psychologie cognitive, m'offre une excuse parfaite pour justifier d'une de mes -nombreuses- manies : faire des listes. Je collectionne les listes comme d'autres épinglent les papillons : avec ardeur, minutie et une joie sans cesse renouvelée. Aussi lorsque j'ai croisé l'ouvrage de Shaun Usher dans ma librairie de quartier, je vous laisse imaginer mon impatience...

 

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Résumé : Les hommes ont commencé à faire des listes bien avant d’écrire des lettres. Ils y consignent l’essentiel de ce qui leur tient à cœur : espoirs et aspirations, préférences et aversions, règles de vie et d’amour, souvenirs et rappels des choses à faire avant de mourir.
Listes de courses de Galilée et de Michel-Ange, des livres préférés d’Edith Wharton et d’Ernest Hemingway, des résolutions de nouvelle année de Marilyn Monroe, « to do list » de Johnny Cash, ou encore tentative d’inventaire de Georges Perec composent ici une anthologie riche et visuelle de cent vingt-cinq listes brillantes et fantasques.



Mon Avis

 

Mon plaisir à feuilleter le livre qui nous intéresse aujourd'hui ne tient pas seulement dans ma ferveur à lister tout et -souvent- n'importe quoi. Tout amoureux des curiosités ou des mots sera fasciné par la profusion et la diversité des choix réunis dans Au bonheur des listes. On croise la petite histoire et la grande, la politique, l'art et l'humour. J'ai beaucoup souri, souvent été surprise, parfois saisie d'émotion et j'ai toujours tourné la page avec ardeur.

Les illustrations, nombreuses, nous offrent des fragments de l'évolution de l'écriture mais aussi de la société. Un livre à offrir ou à s'offrir dans lequel je me replongerai avec délice, un jour de pluie, accompagnée de la douceur gourmande d'un chocolat chaud.

 

Si vous avez envie que je chronique un livre en particulier,

n'hésitez pas à m'en faire part...

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27 février 2017

Mademoiselle Else ou l'art du monologue



Genre : Nouvelle

Pays : Autriche

Date de publication : 1924

Maison d'édition : Le Livre de Poche

Traduction de l'allemand :Henri Christophe

Prix : 3,60 €

 

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Résumé : Else T., fille d'un avocat viennois, se trouve pour quelques jours de vacances dans une station thermale italienne. Là, elle reçoit une lettre de sa mère, dans laquelle elle la prie de demander d'urgence un prêt à Dorsday, riche marchand d'objets d'arts, car son père a perdu au jeu de l'argent appartenant à ses pupilles et sera bientôt arrêté s'il ne peut pas rembourser. Else va voir Dorsday et lui explique la situation difficile de sa famille.

Dorsday consent à prêter les 30 000 florins nécessaires, mais exige en contrepartie l'autorisation de pouvoir contempler Else nue pendant un quart d'heure.

Pour plusieurs raisons la nouvelle d'Arthur Schnitzler tient une place importante dans ma bibliothèque. Par goût personnelle d'abord : Mademoiselle Else reste un petit bijou de littérature. Dans un long monologue intérieur, émaillé de courts dialogues, le lecteur suit le cheminement d'une très jeune femme -dix-neuf ans- devant un conflit intérieur insupportable : doit-elle se vendre pour sauver son père de la prison ? Pour mon travail ensuite : lorsque je fais travailler un(e) client(e) sur le monologue intérieur ou sur le personnage, Mademoiselle Else fait parti de la bibliographe que je recommande.

 

Mon Avis

 

Durant mon existence de lectrice, j'ai subi plusieurs « claques littéraires » est, avouons-le, Mademoiselle Else fut l'une d'elle. La nouvelle, un long monologue intérieur, nous transporte dans un marasme d'émotions. Ceux d'une jeune fille lucide, frivole, torturée mais attachante dont le destin paraît inexorable. Difficile, une fois plongé dans les pensées d'Else, de lâcher le petit ouvrage. On veut savoir ce qu'il adviendra d'elle et de son hystérie.

Certes, le personnage d'Else transpire la posture freudienne chère à Schnitzler, on sent la fascination de l'auteur autrichien pour les névroses et la sexualité. Mais qu'importe les réserves que m'inspirent les thèses de Sigmund : Mademoiselle Else reste un exercice littéraire de haut-vol, troublant et inspirant.

Attention spoiler : à la fin de la nouvelle, Mademoiselle Else sombre après avoir avalé un tube de somnifères, geste dont on ne sait pas s'il lui sera fatal, se rapproche de manière troublante de la réalité quand on sait que la fille de Schnitzler, dix-huit ans, mettra fin à ses jours en 1928. L'auteur ne lui survivra que trois ans.

 

Et vous, connaissez-vous l’œuvre d'Arthur Schnitzler ?

 

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13 février 2017

Un nouveau magazine : Respire

 

La lecture tenant une place primordiale pour mon travail, j'inaugure une nouvelle catégorie sur ce thème. Dans de courtes critiques, je partagerai régulièrement avec vous les ouvrages/articles/magazines qui m'ont plu -ou non- inspiré -ou pas-.



Genre : Magazine

Rythme de parution : tous les deux mois

Numéro : 1 (janvier-février 2017)

Édité par : Oracom

Rédactrices en chef : Agathe Lebelle / Iris Maluski

Prix : 5,95

 

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Une fois n'est pas coutume, nous parlerons aujourd'hui d'un nouveau venu dans les kiosques...

Je ne suis pas particulièrement friande de presse. Déjà parce que cela demande un certain budget, que je préfère consacrer aux livres, et parce que je suis difficile en la matière. En outre, je me lasse vite.

Depuis un an, je reste fidèle à un seul magazine : Flow qui marie mon amour du papier, ma passion pour la créativité et mon intérêt pour le bien-être sous toutes ses formes.

Toujours à l'affût, je suis tombée sur le premier numéro de Respire dont la ligne éditoriale est résumée en quelques termes sur la couverture : Bien-être - Pleine Conscience - Créativité - Évasion. Beau programme...

 

Mon Avis

 

Premier numéro rime souvent avec petits couacs et quoi de plus normal ? Qu'une revue ait besoin de plusieurs parutions pour parfaire sa formule, je le conçois aisément. Je me suis lancée dans ma lecture avec une bonne portion de tolérance...

Quelques éléments peuvent effectivement être imputables à la jeunesse de Respire... Concernant les cadeaux (deux enveloppes, deux papiers à lettre, quatre papiers créatifs), je regrette qu'ils ne soient pas pré-découpés. Cela peut sembler un détail mais devoir abîmer le magazine, puis redécouper tout ça, fait une vraie différence pour les passionnés de papeterie. Ensuite, dans le domaine des agacements, il manque les références complètes des ouvrages cités -maison d'édition,...- et le prix des objets proposés.

Rien de grave me direz-vous. C'est vrai. Surtout quand on regarde les articles de plus près. Avec une ligne éditoriale qui s'attache tant au bien-être, on s'attend à ce que le magazine fasse une part belle à la légèreté. Et ça, on peut dire que c'est léger ! Tellement léger qu'en fait c'est SURTOUT superficiel.

Chaque sujet est tellement survolé qu'on peut se demander si les auteurs ont procédé à des recherches. Peu ou pas de travail journalistique ! Les articles font penser à des parutions de blog, sympas mais sans profondeur. Les études citées ne sont pas référencées, rien n'est argumenté ou justifié. À croire que pour l'équipe de la rédaction, les bobos -cibles, avouons-le, de Respire- sont des lecteurs tellement bohèmes qu'ils sont prêts à gober tout ce qu'on leur dit du moment que ça parle nature, sommeil, méditation ou yoga.

Des papiers superficiels alternent donc avec des extraits d'ouvrages, quelques citations pour faire bonne mesure et des illustrations pastelles pour faire joli, le tout un brin moralisateur. De la psychologie de comptoir qui pourra contenter ceux qui veulent se détendre et dont l'intérêt pour le Bien-être, la Pleine conscience et la créativité se limite à parcourir une fois par mois un article sur ces questions.

Quelle déception !

 

Et vous, lecteur de magazine ou pas du tout ?

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