22 février 2018

The End Of The F***ing World



Format : série

Statut : en production

Genre : comédie, drame

Format : 20 min l'épisode

Pays : Grande-Bretagne

Date de sortie: 2017

Chaîne / application : Channel 4 / disponible sur Netflix



Résumé : James, 17 ans, vit seul avec son père et se présente comme un psychopathe. Désirant assouvir ses pulsions meurtrières, il choisit pour cible une camarade de son lycée : Alyssa... C'est le début d'un road trip délirant.

 

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Annoncée comme la dernière bombe anglaise sur Netflix, The End Of The F***ing World est d'abord l'adaptation d'un roman graphique de Charles Forsman.

 

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Le trailer, particulièrement bien ficelé, laissait présager un road trip déjanté à l'humour corrosif. Avec seulement 8 épisodes d'une vingtaine de minutes, la série britannique peut se regarder d'une seule traite et c'est ainsi que j'ai choisi de la visionner.

 

Mon Avis

 

Deux ados, paumés et abîmés par la vie, partent sur les routes pour fuir leur quotidien et leurs souvenirs. Ok. Bon. Sur le papier, rien de nouveau. Bien sûr le ton décalé de The End Of The F***ing World nous accroche et on visionne rapidement cette première saison. Pourtant l'humour reste assez anecdotique, dommage ! Comme je le disais, le pitch ne brille pas par son originalité et même dans le déroulement des huit épisodes, on devine de quelle manière le road trip va se terminer. Vous me direz : pourquoi faire un article ?

Parce que cette série est plaisante -c'est déjà pas mal- et les acteurs qui campent nos deux héros sont plutôt bons, que ce soit Alex Lawther dans le rôle de James -très bien aussi dans Departure- ou Jessica Barden qui incarne Alyssa.

 

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James...

 

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Alyssa

Ensuite pour la qualité de la réalisation et de la photographie.

 

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C'est beau, c'est bien fait, bref un petit bijou à regarder.

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Alors tant pis si la fin s’essouffle, que le développement des personnages reste facile ou que l'audace promise par la bande-annonce s'avère être de la poudre aux yeux. Au final, la série reste de bonne qualité. Et divertissante.



Vous l'avez vue ? Qu'en avez-vous pensé ?

 

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26 octobre 2017

The Handmaid’s Tale - La Servante écarlate

 

Format : série, une saison

Statut : en production

Genre : science-fiction, dystopie

Pays : U.S.A

Date de sortie : avril 2017

Chaîne : Hulu



Résumé : Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Épouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l'entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.

 

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Les abonnés à la newvsletter le savent : j'adore les séries. En vérité, mes passions pourraient se résumer un principe, ma fascination pour les bonnes histoires. Qu'importe que le récit soit de mots ou d'images... Et les très bonnes séries restent tout au aussi rares que les très bons romans. Alors pourquoi me priver de vous en parler sous prétexte que le récit se déroule sur un écran ? Lorsque j'ai eu envie de revoir ce qui demeure, à mes yeux, la meilleurs série de 2017, il m'a semblé opportun d'en vous parler. Notez toutefois que si The Handmaid’s Tale est l’adaptation du roman de Margaret Atwood, je n'ai pas encore eu l'opportunité de le lire. Mon avis -et c'est très bien ainsi- ne concernera donc que l’œuvre créée par Bruce Miller.

Mon Avis

 

Dès le premier épisode on entre dans un monde brutal. Une jeune femme est retrouvée par des hommes armés qui lui enlèvent son enfant. Point d'explication sur le contexte. C'est au fil des épisodes que nous reconstruiront l'histoire de June devenue Offred depuis qu'elle est entrée au service des Waterford.

Les femmes sont divisées en trois classes : les Épouses, stériles à cause de la pollution, les Martas, qui entretiennent la maiso,n et les Servantes écarlates. Notre héroïne appartient à ces dernières dont le rôle est conditionné par leur fertilité, devenue rare dans ce monde. Ainsi Offred a pour tâche de laisser le Commandant Fred Waterford disposer de son corps (sous le regard de l’Épouse) afin de la mettre enceinte.

Tout est conçu pour nier l'individualité et Offred ne peut que compter sur ses souvenirs pour garder une part de sa véritable identité : June. La qualité de la série repose beaucoup sur la prestation de ses acteurs, avec en tête, le travail incroyable d'Elisabeth Moss en Servante écarlate.

 

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Chaque épisode nous plonge un peu plus dans cet univers confiné où nul ne semble libre, même le Commandant et sa femme Serena. La photographie, sublime avec ses couleurs éclatantes, semble rendre encore plus insupportable les atrocités qui nous sont contées.

 

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Certains pourraient reprocher à The Handmaid’s Tale une certaine lenteur mais celle-ci sert admirablement bien le récit en montrant de quelle manière la dictature permet au quotidien se s’accommoder de la violence et de l'injustice.

 

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Quand au supposé manichéisme du récit, j'avoue ne pas avoir du tout eu cette impression. Tous les personnages restent troubles : l'Epouse dont le regard laisse entrevoir, au détour d'une scène, une souffrance palpable, les faiblesses du Commandant,...

Bien entendu, outre le casting éblouissante, son atmosphère oppressante et sa réalisation soignée, la série interpelle aussi parce qu'elle interroge la possibilité pour toute société de basculer vers la folie. Certains critiques ont fait un parallèle entre la série et le destin des USA depuis l'investiture de Trump. Il est vrai qu'à l'heure où le droit à l'avortement en particulirer et celui de la femme en général semble reculer, on ne peut visionner The Handmaid’s Tale sans penser à la mise en garde de Simone de Beauvoir :

« N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. »

 

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Vous connaissez cette série et/ou le roman de Margaret Atwood ?

 

Posté par Emilie Cognac à 09:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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