16 novembre 2017

Débuter un Bullet Journal

 

Au moment de la rentrée, j'avais publié un article sur l'organisation. Toute une partie était consacrée au Bullet Journal sans pourtant en donner le mode d'emploi.

Pour beaucoup, Ryder Carroll a réinventé la roue mais nul besoin d'idée révolutionnaire, le principe se révèle bien pensé ! Depuis que le designer américain a partagé le Bullet Journal, il connaît un succès impressionnant. Il suffit d'un tour sur Pinterest pour s'en rendre compte. En quoi consiste le Bullet Journal ? Il s'agit, dans un carnet, de regrouper agenda, to-do list, journal, notes,...

Or comme je l'expliquais en septembre, ce système est devenu un moyen d'expression créative. Et c'est très bien ! Sauf que la profusion de pages joliment illustrées peut effaroucher quiconque veut s'essayer au Bullet.

Si vous avez envie de tenter le coup, je ne saurais trop vous conseiller de faire au plus simple. Puis, au bout de quelques semaines -ou mois-, éventuellement de décorer un peu vos pages. La règle est de ne jamais empiéter sur la raison d'être véritable du BuJo : mieux gérer son temps pour en gagner.

 

Rydercarroll

Twitter: @rydercarroll

 

Pour commencer...le matériel

 

Sans doute, quelque part chez vous, traîne un petit carnet ou un simple cahier d'écolier. Pas la peine d'investir ! Si dans trois ou six mois la méthode vous convient encore, il sera toujours temps de vous faire plaisir avec un support plus luxueux.

Vous avez un cahier ? Très bien ! Prenez un stylo et une règle.

Et bien vous avez tout ce qu'il vous faut !

 

Matériel

Un matériel minimaliste



La notice de votre Bullet : les clefs

 

Pour mieux visualiser tâches et rendez-vous, on va utiliser différentes « puces ». Sur l'illustration ne figurent que quelques possibilités, à vous d'enrichir la page de vos propres « clefs ».

 

Clefs

 

Le GPS du Bullet : l'index

 

Après la page « clefs », intervient l'index. Une à quatre pages selon l'épaisseur de votre support... Pour cela, rien de plus simple : une colonne "numéros de page", une colonne "intitulés". Il suffira ensuite de numéroter chaque page terminée avant de l'inscrire dans l'index.

 

Index2

 

Les calendriers

 

Ensuite arrive la partie organisation/agenda. Pour pouvoir noter vos engagements à l'avance, il vous faudra un emplacement « future log » :

 

Futurelog

Une vue mensuelle vous permettra de vérifier en un coup d’œil vos disponibilité lors de la prise de rendez-vous :

 

Novembre

Bien que je n'utilise plus de vue hebdomadaire depuis quelques semaines, vous pouvez tout à fait en créer une :

 

Semaine2

 

Au quotidien : les vues journalières

 

Chaque matin -ou la veille au soir-, il vous suffira de note la date du jour puis les évènements et tâches prévue. Un conseil : pour le moment ne préparer pas ces pages en avance au risque de vous retrouver au limiter quand dans un agenda lambda.

 

Dailly

 

 

Surtout pas de pression, si vous n'avez pas eu le temps -ou l'envie- de terminer vos tâches, contentez-vous de reporter celles concernées au lendemain. À mort la culpabilité !

 

Les collections

 

Sous ce terme, on trouve un peu de tout. Vous avez envie de disposer d'une liste de livres à lire ? Créez-la ! Ou vous aimez noter les citations qui vous parlent ? Allez-y ! Pas de limite aux collections. Et qu'importe qu'elles soient au milieu de votre mois de novembre : l'index permet de les retrouver.

 

Citations

 

Un outil de motivation : les pages de suivie ou tracker

 

Quand on essaie de mettre en place une nouvelle habitude, toutes les aides sont bienvenues ! Le Bullet Journal peut être un allier précieux en la matière. Par exemple, si on veut faire du yoga tous les jours, on peut se faire un tableau où il suffira de cocher les jours durant lesquels on a réussi son challenge.

 

Yoga

 

 

Attention de ne pas multiplier les bonnes résolutions, mieux vaut prendre le temps d'ancrer une pratique. S'atteler à plusieurs défis risque d'épuiser votre volonté. Surtout restons bienveillant envers soi !

Un dernier conseil avant de vous laisser : prenez le temps d'adapter votre Bullet. Cette personnalisation ne se fera pas en quelques jours. Et n'oubliez pas que rien n'est gravé dans le marbre. Une méthode d'organisation doit s'adapter à votre caractère, non l'inverse. Ainsi j'aime que les choses soient rangées donc les collections et trackers mélangés et éparpillés ne me convenaient pas. J'ai décidé de tenir mon BuJo dans un planner, avec des intercalaires dédiés à chaque section.

 

Et vous, quelle organisation vous convient ?

 

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03 août 2017

1001 dessins faciles à la japonaise - Kamo

 

Genre : Pratique

Pays : Japon

Date de publication : 2015 pour cette édition

Maison d'édition : Dessin et Tolra

Prix : 8,90 €

 

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Présentation de l'éditeur : 5 chapitres, divisés en 51 leçons concises et ludiques, avec le niveau de difficulté indiqué, pour apprendre les rudiments du dessin Kawaï. Une maquette dynamique et colorée avec de nombreuses illustrations. Des doubles pages de photos avec des idées de customisation avec les dessins kawaï (T-shirt, couverture de livre, cartes, emballages cadeaux…)

Mon Avis

 

Que ce soit dans mon journal intime ou dans mon agenda -ou mon Bullet Journal, il faudra que je revienne en parler plus longuement-, j'adore agrémenter mes pages de petites illustrations faciles à faire. Cela met un peu de fantaisie et de bonne humeur dans la routine ! Lorsqu'à Noël dernier, j'offrais à ma fille un autre ouvrage de Kamo Apprendre à dessiner à la japonaise, je ne pensais pas passer mon temps à lui piquer. Si bien que mon ado en a eu vite marre et que j'ai fini par me commander le bouquin qui nous intéresse aujourd'hui.

 

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1001 dessins faciles à la japonaise est un peu moins complet que le premier mais il est néanmoins devenu un allier de taille pour moi. Divisé en quatre grandes parties selon les saisons, il m'inspire quand j'ai envie d'illustrer mes journées sans prise de tête. Pour ceux qui se considèrent comme dénués de toute aptitude dans ce domaine, je conseillerais plutôt Apprendre à dessiner à la japonaise qui comporte plus d'explications pas-à-pas.

Bonus non négligeable : grâce aux livres de Kamo, j'espère bien devenir une championne au Pictionary !

 

Et vous, prêts à illustrer vos agendas ?

 

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20 avril 2017

L'écriture : se projeter pour se révéler



Depuis l'ouverture de l'Écrhistoires, j'ai beaucoup parlé de l'écriture comme outil pour rester dans le présent. Pour se maintenir dans  l'«ici et maintenant ». Que ce soit en renforçant son estime de soi ou en exprimant sa gratitude, c'est avant tout au présent que j'ai conjugué la catégorie « Se réécrire ».

L'écriture -si on excepte cette dernière comme outil d'organisation- peut-elle se mettre au service du futur ? De nos projets à venir ? Je prône tous les jours le principe de l'écriture créatrice mais comment peut-elle avoir une influence sur qui nous serons demain ?



I. Le meilleur avenir possible : se connaître



Que ce soit dans ma vie privée, dans mon travail ou pour moi-même, je ne cesse de le répéter : qu'importe nos rêves, nos difficultés, nos ambitions, se connaître nous donne plus de pouvoir sur nos vies. Il en va de même pour notre avenir. Savoir ce que l'on veut semble la base pour réaliser ses désirs.

Christopher Peterson, professeur de psychologie à l'Université du Michigan explique, dans son ouvrage A Primer in Positive Psychology1 avoir proposé à ses étudiant un exercice sur la question. Sur quatre jours consécutifs, il s'agit d'écrire pendant vingt minutes ce que l'on aimeriez que notre existence devienne dans quelques années. Pour se faire, on doit explorer en détail cette projection de l'avenir. Afin que l'expérience soit efficace, il ne faut pas partir dans des fantasmes improbables. Gagner au loto, devenir danseur étoile ou star du rock... Ce qui est demandé c'est de décrire son meilleur avenir possible à partir de ce qui est en notre pouvoir.

L'avantage de prendre du temps pour écrire sur ce que nous aimerions est de clarifier nos désirs. Se projeter dans un avenir complet et précis pour mieux mettre en œuvre les chantiers nécessaires à notre bonheur. Et puis quand notre motivation s’essouffle -et cela arrive toujours à un moment donnée, pas la peine de se culpabiliser pour ça!-, relire cette description peut devenir ce petit coup de pouce qui nous manquait.



II. Au quotidien : le Bullet Journal ou le 10 level up goals

 

L'exercice de Peterson, proposé dans la première partie, peut néanmoins se révéler compliqué. La proposition, très ouverte, provoque parfois l'effet inverse de celui escompté : on se retrouve perdu devant notre feuille / écran / parchemin, comme bloqué par l’imprécision de la question. On sait -presque- toujours voir sa frustration ou son insatisfaction mais quant à expliquer ce qui nous manque pour atteindre plus de bonheur, c'est une autre paire de mitaines. Heureusement il existe d'autres manières, plus douces et guidées de faire un bilan de ce que l'on veut. Une méthode a le vent en poupe sur les réseaux sociaux : le « Level 10 life ».

Cette pratique nous vient de la dernière mode du moment en terme d'organisation de vie : le Bullet Journal. Surnommé BuJo, il consiste à personnaliser un carnet pour se constituer un planning au plus près de ses besoins -plus d'informations ICI-. Après avoir testé le principe quelques semaines, je l'ai adapté à ma personnalité en conservant du Bullet les éléments qui me convenaient. Parmi ces derniers, le 10 level up goals, développé par Hal Elrod dans son ouvrage Miracle Morning.

Pour chaque domaine de votre vie -famille, carrière, santé...- vous évaluez votre actuel niveau de satisfaction sur une échelle de 1 à 10. Puis vous définissez ce qui pourrait améliorer les niveaux en questions. Quelles petites habitudes pouvez-vous prendre maintenant ? Des petits actes faciles et rapides à mettre en place. Lorsque ceux-ci sont ancrés dans votre routine, au bout de quelques mois -voir une année complète-, il sera facile en refaisant le bilan avec l'échelle de 1 à 10 de prendre du recul et voir si votre confort et votre satisfaction se sont améliorés. Si vous voulez plus de détails à ce propos, je vous conseille l'article dédié sur POWA.

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III. Préparer un futur où le passé enseigne

 

Si je crois qu'un être humain peut se transformer, je n'ai rien d'une illuminée qui pense pouvoir faire table rase de ce que nous transportons : nos expériences passées, nos traumatismes, nos succès, nos errances, tout ce qui nous mène à être ce que nous sommes. Se transformer ne revient jamais à nier son passé mais à l'intégrer.On ne se libère pas de sa prison en la tapissant d'explosifs, -on risque surtout de mourir dans sa tentative...-. On se libère en trouvant une issue de secours, en connaissant parfaitement les lieux. La fuite sans un regard en arrière n'est possible que dans les mauvais soap. Même en changeant de vie, nos souvenirs et nos blessures nous accompagnent. Hélas, se transformer demande du temps. Beaucoup de temps. Et, parfois, il est difficile de voir le chemin parcouru. Tenir un journal intime, c'est bien mais si vous êtes prolixe, vous il sera compliqué -voir impossible- de vouloir faire un bilan des années précédentes.

Afin, dans l'avenir, de disposer d'un outil simple pour voir mon évolution dans les domaines les plus variés -du plus léger au plus philosophique-, j'utilise depuis janvier le carnet Q&A a Day Journal (qui existe désormais en français pour ceux qui préfèrent).

 

 

Le principe : une question par jour de l'année et par page. Cinq entrées pour cinq réponses -une par an-. En finalité vous aurez votre évolution pour ces 365 questions. Si je manque de recul pour vous faire un vrai bilan de cette méthode, je pense l'outil intéressant. D'ailleurs je m'amuse bien à remplir mon petit livre chaque soir.

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Et vous, ami lecteur, vous écrivez ce que vous souhaitez accomplir dans le futur ?



1 Peterson C. A Primer in Positive Psychology, New York, Oxford Unisversity Press, 2006