05 octobre 2017

Des rêves sur papier

 

Dans mon article Projeter pour se révéler, au mois d'avril, je vous parlais de deux méthodes pour visualiser l'avenir que l'on veut : un exercice de Christopher Peterson -professeur de psychologie- et le 10 level up goals. Ces propositions conviendront à ceux qui ressentent une forme d'insatisfaction face à leur existence. Mais même lorsque l'on se sent bien dans sa vie, nous avons des rêves, des projets, des désirs. Dans le flot continu du quotidien, il reste néanmoins facile et presque normal de perdre ces derniers de vu...

Pourquoi ne pas s'atteler sérieusement à la réalisation de ses rêves ?

Bien entendu je ne parle pas ici de fantasmes irréalistes tels que gagner au loto, devenir danseur étoile -alors que vous n'avez jamais pris de cours- ou aller à Poudlard. Il s'agit de ces désirs que l'on remet à plus tard, quand on aura le temps, le courage, assez confiance en soi. Or le premier pas avant de s'atteler à la réalisation de ses rêves est de connaître ses derniers.

I. Bucket list : lâcher la bride à ses rêves

 

Une infirmière en soins palliatifs, Bonnie Ware, a demandé à ses patients quelle étaient leur plus grands regrets. De cette démarche, elle a fait un ouvrage Les 5 regrets des personnes en fin de vie. Ce qui ressort de cette expérience, c'est qu'on ne regrette jamais d'avoir essayer de réaliser ses rêves mais toujours de ne pas avoir tenté le coup.

Pour se lancer, il faut déjà définir ce que nous voulons. Et comme vous connaissez ma passion pour les listes, je vous confiais ici que je collectionne les listes comme d'autres épinglent les papillons, il me paraît logique de vous proposer d'en établir une.

Rien de plus simple : une feuille, un crayon et c'est parti ! Vous pouvez faire des catégories comme : lieux à visiter, choses à apprendre (la guitare ou le mandarin par exemple), oser (se couper les cheveux très courts, aller dans un cours de danse, chanter en public...), donner aux autres (comme faire des dons de sang régulier ou s'engager dans une association), sortir de sa zone de confort / tester des nouveautés (faire un saut à l'élastique, goûte des insectes,...). Personnellement je préfère limiter ma Bucket List à moins de dix points afin me concentrer sur eux et ne pas m'éparpiller...

 

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Si vous avez joué le jeu, vous disposez désormais d'une bucket list tout à vous. Mais comment l'utiliser ? Il ne s'agit pas de vouloir tout réaliser dans l'immédiat. Contentez-vous de choisir un item de la liste, un désir à votre portée. Ensuite demandez-vous comment vous pouvez atteindre ce but ? Pourquoi ? Comment ? Quel coût ? Et oui... Réaliser ses rêves demande quelques efforts !

II. Descriptif et contrat avec soi-même

 

Définir un rêve ou projet en une seule ligne me paraît limité. C'est pourquoi après avoir choisi l'item de votre liste à réaliser en premier, il vous faudra passer à l'étape suivante. Comme je vous le conseillais ci-dessus, prenez d'abord le temps de poser les bases et répondez aux questions suivantes...

Pourquoi voulez-vous faire/apprendre ceci ? Bien comprendre ses motivations vous permettra non seulement d'être sûr de ce que vous voulez mais devrait vous aider à garder votre volonté intacte si les choses se compliquent. Ensuite vous pouvez définir les moyens à mettre en œuvre. Pour apprendre une langue, il pourra s'agir d'acquérir une méthode ou de dégoter un cours. Pour un voyage, ce sera de se renseigner sérieusement sur les conditions de votre périple. Enfin, parce que nous avons souvent des moyens financiers limités, vous pouvez essayer de prévoir quel coût auront vos démarches. Par exemple si vous voulez vous rendre au Japon, définissez un budget puis prévoyez l'argent mensuel à mettre de côté.

Bien sûr certain désirs seront plus longs et compliqués que d'autres à réaliser. Pourtant en mettant par écrit votre « plan », vous aurez déjà effectué le premier pas vers cet accomplissement !

Afin d'ajouter un peu plus de solennité à cette approche vous pouvez très bien passer une sorte de contrat avec vous-même... Du type, « je m'engage à... ». Bien que je n'utilise pas cette méthode, je sais que cela aide certain à garder leurs motivations intactes.

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Materiel pour l'item "Apprendre le japonais"

 

III. Tableau de visualisation et visualisation

 

Si l'écriture introspective vous pose problème et/ou que vos goûts vous portent plus vers le visuel il existe une autre méthode pour « matérialiser » vos désirs : le tableau de visualisation ou vision board. Comme son nom l'indique, il s'agit de mettre votre bucket list en image. J'utilise cet outil depuis quelques mois et je le trouve très intéressant.

Bien entendu vous devez d'abord avoir -au moins en tête- une liste de vos rêves, de préférence des demandes justes et précises. Ensuite -et là c'est la phase que je préfère- prenez le temps de trouver des images pour illustrer vos items. Une fois les illustrations réunies, vous pouvez construire votre vision board.

Plusieurs possibilités s'offrent à vous. La plus classique est d'utiliser un grand tableau en liège sur lequel vous épinglerez vous images. Je n'utilise pas cette option car je n'ai pas envie que mon tableau de visualisation soit à la vue de tous. J'ai donc fait ce dernier à l'aide de deux feuilles perforées que j'ai insérées dans mon journal intime. Ainsi je peux le voir tous les jours.

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Vous pouvez aussi vous tourner vers le numérique en utilisant le site Canva ou des logiciel comme Photoshop ou Gimp.

Peu importe la manière, faire le point sur ce que l'on souhaite et prendre le temps de réfléchir sur les moyens d'y parvenir est passionnant.

Cette démarche fera appelle à votre créativité, vous apportera une meilleure connaissance de vous-même et peut-être l'impulsion qui change les rêves en projets.

 

Et vous, ami lecteur, quel sera votre premier pas en direction de votre rêve ?