17 février 2018

Consigne d'écriture n°20 - «Titres de films »

 

 

La consigne

 

Ce qui peut arriver en une seconde

 

 

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Mon texte

 

Un battement de cil

 

Une seconde pour un battement de cil

Mais ma paupière ne frémit plus

Une seconde pour un baiser tendre

Mais mes lèvres restent closes

Une seconde pour une caresse amoureuse

Mais ma peau demeure froide

Une seconde pour tomber amoureux

Mais mon cœur rempli de brise

Une seconde pour un soupir de plaisir

Mais l'air me manque

Une seconde pour dire je t'aime

Mais tout se fane sur ma langue

 

Une seconde pour un message

Une seconde d’inattention

Une seconde

Et tu es perdu.

 

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15 février 2018

Point papeterie : prendre des notes...

 

Dans le premier article du site, les trois clefs de l'inspiration, un des premiers conseils que je permettais de donner était le suivant : « gardez toujours un carnet/journal sur vous pour recueillir sur l'instant toute cette matière à votre portée. ». C'est un principe auquel je ne déroge jamais. Si, par malheur, je sors munie d'un micro-sac de soirée et donc sans carnet, je finis toujours par le regretter...

 

 

La folie de la prise de note : une obsession utile

 

Si vous pratiquez une activité artistique, que ce soit le dessin, l'aquarelle, l'écriture ou la fabrication de bijoux, vous savez que l'inspiration peut surgir n'importe où, n'importe quand. Or, il n'y a pas de phénomène plus frustrant que de perdre une bonne idée. Je ne parle pas d'écrire un sonnet en dix minutes dans le métro -quoique...- mais de cette phrase, ce thème ou ce vers qui naît en une seconde à la vue d'un passant, d'un ciel particulièrement beau, ou en entendant une mélodie, une phrase, un bruit. Bref, je ne compte pas les fois où au détour d'une journée ordinaire j'arrête tout pour m'exclamer : « Mais bien sûr ! ». Certains de ses « éclairs de génie » se sont bien entendu révélés des impasses mais quelques uns sont à l'origine de mes meilleures productions.

Si vous ne vous passionnez par pour un art au sens strict du terme, cela n'a aucune importance. La prise de note concerne tout un chacun.... Pour garder en mémoire le nom d'un restaurant qu'on nous conseille, une vanne désopilante ou même la petite phrase drôle et adorable du petit dernier. Le regret de ne pas avoir suffisamment noté les bonnes idées se fait particulièrement ressentir au moment des fêtes ou à l'approche des anniversaires : « Mais si, il m'avait parlé d'un truc qu'il lui faisait envie. Un bouquin. Un certain Arthur machin truc. Argh, j'arrive pas à me rappeler... » À défaut d'avoir griffonné l'idée cadeau -et d'avoir conservé le fameux post-it-, on se retrouve à offrir la bouteille de vin ou les chocolats mille fois offerts !

Je vous parlais de post-it car je connais pas mal de personnes qui utilisent ce genre de choses. Je ne dis pas qu'ils sont inutiles mais, personnellement, j'ai tendance à les perdre. Maintenant j'essaie de les coller dans mon agenda, mon carnet de note où n'importe quel « lieu » qui me permettra de les retrouver. Si vous voulez pratiquer la prise de notes au mieux, il existe plusieurs possibilités selon vos besoins...

 

Les cahiers, carnets et les autres...

Commençons par un outil très pratique mais que je n'utilise presque jamais pour prendre des notes : le smartphone. Si cela ne me correspond pas, vous pouvez très bien y trouver votre compte. Si vous désirez essayer le téléphone pour remplacer vos post-it, choisissez une application dédiée – elles sont nombreuses et souvent gratuites. La seule que j'ai pu expérimenter et qui semble la plus connue -et une des plus plébiscitées- est Evernote. N'hésitez pas à l'essayer.

Peut-être que, comme moi, vous préférez le papier. L'offre étant colossale, le mieux reste de choisir le format qui vous paraît le plus pratique. Beaucoup apprécient les petits cahiers format 9x14cm. En effet ils rentrent dans n'importe quel sac ! De mon côté je n'en utilise pas de cette taille car j'adore avoir beaucoup de place pour écrire. Si je possède un agenda en A6, il ne me sert qu'à noter quelques rendez-vous mais jamais à prendre de notes. Il me faut au moins un A5 (148 x 210 mm) ! Pour cela j'ai très longtemps utilisé des carnets A5 moleskine qui me servaient de journal intime/carnet de notes/cahier de brouillon,...

Ce genre de supports suppose que l'on écrit au kilomètre. Au mieux on inscrit la date et nos notes sont « rangées » chronologiquement. Si vous prenez peu de notes, ce système peut suffire. Personnellement j'ai besoin de plus « d'ordre »... Et je pense avoir trouvé l'outil parfait pour moi...



Mon allier personnel : le Traveler's Notebook

 

Pour ne pas mélanger les informations, je me retrouvais souvent avec deux, trois ou même quatre carnets ! Non seulement je n'ai pas envie de me balader avec une valise mais j'avais la fâcheuse tendance d'oublier ou de perdre mes fameux carnets... J'ai donc essayé de trouver une solution.

Le système de Traveler's notebook a été la réponse à mon problème. Mais qu'est-ce qu'un Traveler's notebook ? C'est une couverture -en cuir ou immitation cuir- qui permet, avec un simple système d'élastiques, d'y insérer des carnets -un à quatre pour la plupart des modèles.

 

Ainsi on peut choisir une fonction à chaque carnet. Souvent muni d'un passant à stylo, on a tout sous la main ! Je possède un traveler's notebook de la marque Dokibook et je ne peux plus m'en passer. J'ai pris ce modèle car il comporte quatre élastiques ce qui signifie que j'ai pu y mettre autant de carnets. Vous voulez savoir comment j'utilise ces derniers ? Le premier me sert de to-do list, le deuxième me permet de prendre des notes (de lecture ou lorsque j'assiste à une conférence), le troisième recueille mes recherches sur l'écriture et le dernier est une sorte de cahier de brouillon multi-fonctions. Je ne l'emmène par partout avec moi -je peux prendre une note exceptionnelle dans mon journal intime qui, lui, m'accompagne partout- mais je l'ai souvent dans le sac. Si vous choisissez le traveler's notebook, sachez qu'il existe plusieurs formats mais que la taille la plus commune est de 11x21cm.

Le modèle de traveler's notebook que je possède...

Voilà pour la prise de note... En espérant que cet article vous sera d'une quelconque utilité. Il faudra d'ailleurs que je vous fasse un article sur la manière d'utiliser ses notes -et je me dépêche d'écrire cette idée dans mon traveler !



Et vous, ami lecteur, touché par cette obsession de la prise de notes ?

 

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08 février 2018

Du bienfait des rituels sur la créativité...

 

Au printemps dernier, je vous parlais des jours où je n'avais pas envie d'écrire et de mes astuces pour entrer en écriture. J'abordais alors la question d'un rituel d'écriture. Parce qu'il y a peu, j'ai eu besoin de transformer mon propre rituel, j'ai eu envie de revenir plus longuement sur le principe...

 

Un rituel... C'est-à-dire ?

 

Alors que je respectais depuis des années un rituel, je ne me suis rendue compte de son existence qu'à la lecture du livre de la chorégraphe Twyla Tharp « The Creative Habit : learn it and use it for life ». Pour cette artiste, les rituels entretiennent la créativité. Mais qu'est-ce qu'un rituel ? Ce sont des habitudes, une routine que l'on effectue avant d'écrire, de peindre, de composer.

Certains de nos plus éminents écrivains avaient des manies assez incongrues : Hugo écrivait ses essais complètement nu, Rostand travaillait dans sa baignoire, quant à Hemingway, c'est debout qu'il produisait ses cinq-cent mots quotidiens, et seulement après avoir taillé tous ses crayons. Sans tomber dans les TOC, pourquoi ne pas choisir un « rituel d'écriture » ?

 

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 Hemingway en 1950

 

Un rituel... Mais pourquoi ?

 

Le simple fait d’accomplir un rituel -que ce soit de se préparer un thé ou de mettre un CD de Mozart- nous met dans des dispositions créatrices. Notre esprit « sait » que l'on va travailler. En quelque sorte il se met en mode « création ». Après tout, si le simple fait de sourire -même déprimé- nous met de meilleure humeur, pourquoi ne pourrions-nous pas « apprendre à notre cerveau » qu'une tasse de Lapsang Souchong -thé noir fumé de Chine-est un signal pour convoquer l'inspiration ?

 

 

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Un rituel... Mais comment ?

Bien entendu certains artistes ne s'appuient pas sur un ritue mais le mieux est d’expérimenter avant de se décider. Pour d'autres -dont je suis- la mise en place d'une routine se fait naturellement. N'oublions pas qu'un rituel n'est pas gravé dans le marbre, rien n'empêche de le varier. À une certaine période, je n'écrivais qu'à la bibliothèque de ma ville, puis c'était le soir, quand mes enfants dormaient. Désormais, j'ai seulement besoin d'ouvrir mon agenda d'écriture à la bonne page et de m’asseoir devant le clavier. On peut aussi avoir plusieurs rituels selon les conditions d'écriture. À l'extérieur, c'est de mon carnet dont j'ai besoin -il faudra d'ailleurs que je vous le présente-.

Dans tous les ateliers de l'Écrhistoires sur l'écriture de fiction (Le Personnage/Le Dialogue/Construction d'un roman/Travailler un texte,...), un conseil revient avec régularité : votre travail aura tout à gagner si vous vous connaissez. Alors commencez par vous observer. Aimez-vous boire un café en écrivant ? Y-a-t-il des petites choses qui facilitent votre travail ? Débusquez-les pour les ritualiser et -après quelques semaines- faites le point sur la qualité de votre inspiration quand vous les utilisez.

 

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Et vous, un rituel avant de créer ?

 

07 décembre 2017

Le talent et la sueur...

 

Comme je l'évoquais dans le premier billet sur ce site, les artistes éveillent un fantasme dans l'imaginaire populaire : l'auteur qui serait par miracle touché par la muse puis, dans une sorte de fièvre créatrice, produirait un chef d’œuvre. Bien sûr...

On parle de talent pour presque tout : les langues étrangères, la cuisine, l'Art, le bricolage, la broderie, le sport,... Mais quelle est vraiment la place de ce talent par rapport au travail ?

 

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I. Mais c'est quoi le talent ?

 

Selon mon pote le Larousse, le talent c'est simplement l'aptitude particulière à faire quelque chose et une capacité, un don remarquable dans le domaine artistique. Cette capacité vient d'où ? Y aurait-il, comme dans les contes, une bonne fée qui se pencherait sur certains poupons pour leur octroyer quelque don remarquable ? Posons la vraie question : est-ce la capacité ou le désir qui vient en premier ? La meilleure réponse nous vient d'un grand monsieur de la chanson : Jacques Brel. Dans un entretien radiophonique, plus précisément une interview à Knokke (Begique), le chanteur expliquait : Je suis convaincu d'une chose : le talent ça n'existe pas. Le talent c'est d'avoir l'envie de faire quelque chose. Je prétend qu'un homme qui rêve tout d'un coup qu'il a envie de manger un homard. Il a le talent, à ce moment là, pour manger un homard, pour le savourer convenablement et je crois qu'avoir envie de réaliser un rêve, c'est le talent. Tout le restant, c'est de la sueur, c'est de la transpiration, de la discipline. Je suis sure de ça. L'art je ne sais pas ce que c'est. Les artistes, je connais pas. Je crois qu'il y a des gens qui travaille à quelque chose.

 

 

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II. Et les génies ? Et les prodiges ?

 

Si on décide de parler de désir, il semble impossible de croire que ce dernier suffira. Un prodige du piano devra passer des heures à son instrument. Peu importe nos facilités, sans sueur elles ne resteront que cela, de simples facilités. Dans le sport de haut niveau, personne ne viendrai remettre en question la valeur d'un entraînement assidu. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour un écrivain, un peintre ou un sculpteur ? Concentrons-nous un peu sur la littérature, domaine que je connais le mieux...

Le fait est que les grands auteurs sont des travailleurs acharnés. Pour preuve, il suffit d'un tout petit coup d’œil à quelques manuscrits... Ratures, notes : on peut voir combien l'auteur travaille son texte.

Le grand Charles Dickens, par exemple, avec A Christmas carol :

 

Manuscrit

 

Un autre exemple ? Monsieur Flaubert écrivait dans sa correspondance : « Dieu ! que ma Bovary m’embête ! J’en arrive à la conviction quelquefois qu’il est impossible d’écrire » - lettre à Louise, 10 avril 1853. Cet extrait – ainsi que la photo du manuscrit au-dessus-, nous montre à quel point ces auteurs travaillaient pour produire un texte un abouti.

 

III. Une histoire de temps... Ce qu'en dit la psychologie.

Le psychologue suédois K. Anders Ericsson s'est justement penché sur cette question. Pour se faire, il a mené des recherches dès les années 90. Avec deux confrères, il s'est intéressé à la pratique de violonistes de l'Académie de Musique de Berlin. Il a divisé les musiciens en trois groupes : les futurs solistes, les interprètes de bon niveau et ceux destinés à une carrière dans le professorat. Tous ayant commencé à 5 ans. Ceux du premier groupe atteignaient (avec plus de 30 heures par semaine de paratique) au moins 10 000 heures d'exercice. Le deuxième groupe arrivait quant à lui à 8000 heures et le troisième 4000 heures.

Cette « théorie des 10 000 heures » a été popularisée par le journaliste du New Yorker Malcolm Gladwell dans plusieurs ouvrages sur la réussite. Même le neurologue Daniel Levitin le confirme : « Que les études portent sur des basketteurs, des romanciers, des patineurs, des joueurs d'échecs ou des criminels passés maîtres, le nombre des 10.000 heures revient constamment ».

 

 

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Dress rehearsal - Greg Olsen

 

Face à tout cela, certains risquent de se décourager : « Il est trop tard pour moi ! J'ai déjà X ans... alors 10 000 heures, ce n'est même pas la peine... » Premièrement cette théorie n'est justement qu'une théorie. Elle signifie simplement que le travail vient d'abord. Peu importe le niveau de départ, à l'arrivée c'est bien la pratique qui fait la plus grande différence. Deuxièmement, dites-vous bien que quelqu'un de 48 ans qui consacrerait 1 heure par jour à l'écriture ou à l'apprentissage du piano, aurait toujours, à 58 ans, 3 650 de pratique de plus que celui qui se serait découragé. Bref, le travail n'est jamais perdu !

 

Alors, prêt à se retrousser joyeusement les manches ?

 

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20 juillet 2017

La musique, un allier pour créer ?

 

Depuis l’ouverture de l'Écrhistoires, j'ai déjà eu l'occasion d'aborder la question de l'inspiration et de mes astuces pour entrer en écriture. Les conditions pratiques pendant que l'on écrit demeurent aussi importantes que les points précédents. Quand on aborde la créativité, il existe presque autant de possibilités que de pratiquants. Il me semble donc impossible de traiter du sujet en un seul article.

Pour commencer, j'ai fait le choix de parler de nos oreilles : le silence et ses liens avec la concentration, la place que peut tenir la musique dans l'écriture -ou le dessin, la peinture, la sculpture-,...

Bien entendu, il ne s'agit pas d'établir des règles mais seulement d'explorer quelques pistes de réflexion.

 

 

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I. Silence or not silence ?

 

Silence or not silence ? La question du silence dépend avant tout de la place de l'écriture dans votre vie. Professionnel des mots, vous disposerez généralement du temps et de l'espace nécessaire pour travailler, donc de calme. Dans ce cas, pas de problème... Par contre si vous jonglez entre diverses activités et que faire de la place à l'écriture tient du numéro de voltige, vous aurez tout à gagner à pouvoir écrire dans toutes les circonstances, même dans le bruit.

Se concentrer et faire abstraction du reste est une question d’entraînement. Si votre maison ne connaît pas le silence, inutile d'attendre les quinze minutes de calme mensuel pour écrire. Attendre n'est jamais la bonne décision lorsque l'on désire faire de la place à un activité. Il faut adapter cette dernière à notre quotidien, non l'inverse. Forcez-vous à écrire dans le bruit et bientôt vous serez capable de travailler sans difficulté dans le vacarme !

 

II. Comme bruit de fond...

 

Pourtant, il se peut que certaines circonstances vous rendent la concentration vraiment trop laborieuse -écrire dans un café bondé par exemple-. Il existe alors la possibilité – ô combien salvatrice ! - de mettre des écouteurs et de taper au gré d'une playlist... La musique ne sert alors qu'à masquer ce qui pourrait perturber votre travail. Un joli bruit de fond. Pour cela, de manière tout à fait personnelle, j'adore Bach. Mais vous pouvez utilisez presque n'importe quelle musique. Attention toutefois aux morceaux comportant des paroles : les mots de la chansons peuvent agir comme des interférences dans les vôtres. Si vraiment vous ne concevez pas la musique sans voix, alors choisissez plutôt des interprètes qui officient dans une langue que vous ne comprenez pas. Ainsi, il m'arrive fréquemment d'écrire avec de la J-pop ou de la K-pop (japonaise et coréenne). N'hésitez pas à tester afin de trouver ce qui vous conviendra le mieux.

 

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III. Comme aide à l'inspiration

 

Si la musique sert aisément de filtre au quotidien pour permettre de s'isoler mentalement, il ne faut pas la sous-estimer  car elle peut devenir un allier véritable !

Vous êtes sensible aux ambiances musicales ? Alors établissez des playlists par type de scène. Tels morceaux pour des scènes épiques, tel album pour des passages romantiques, tel musicien ou compositeur pour les chapitres tragiques,...

Afin de gagner du temps, il existe tout un pan de la musique permettant de dénicher facilement des compositions à forte coloration émotionnelle : les OST, (ou BO pour bande originale) ! Que ce soit de film, de série ou de jeux vidéos (argh, les merveilleuses musiques des Final Fantasy... Une mine d'or pour écrire!), vous trouverez de quoi nourrir votre inspiration. Il suffira ensuite de constituer des playlist dédiées avec des noms aussi évocateur que « Scène de bataille » ou « Tragédie ».

 

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Exceptée la question des morceaux chantés, les pistes proposés précédemment peuvent sans problème s'appliquer à d'autres activités... Car la musique n'adoucit pas seulement les mœurs, elle est une source à part entière d'inspiration !

 

Et vous, quelle la place de la musique dans votre vie ?

 


06 mai 2017

Consigne d'écriture n°5 - « Sujet d'écriture »

 

La consigne

 

La consigne est simple : concocter soi-même un à trois sujets d'atelier d'écriture !

 

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Les Textes

 

Ma production
  • Un logo-rallye, exercice qui consiste à inclure dans un texte un certain nombre de mots imposés au départ. Vous devrez donc écrire un texte -de genre et de longueur libre- comportant les dix mots et expressions suivants : faction, royalties, fort, fonctionnalité, os du talon, mal de tête, costumé. Comme je ne suis pas -trop- sadique, je simplifierai les choses en n'exigeant pas que l'ordre de la liste soit respecté.

  • Première phrase imposée. Vous commencerez votre texte par « Elle entre dans l’ascenseur et les portes se referment... »

  • Un sujet : « Une lettre d'amour »

 

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08 avril 2017

Consigne d'écriture n°3 - « S'inspirer d'une sculpture »

 

La consigne

 

Texte libre à partir d'une œuvre d'art sculpture – Niki de Saint-Phalle (Neuilly-sur-Seine, 1930 – États-Unis, San Diego, 2002), L'arbre-serpents,une sculpture-fontaine, résine et peinture polyuréthane, 1992.

 

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Les Textes

 

EDIT DU 09 AVRIL : Merci à Eerylin et à DURAMEN de leurs participations et de leur confiance. Tout l'intérêt de cette catégorie réside dans de telles contributions. J'espère que d'autres lecteurs se joindront à nous pour les prochaines consignes.

 

Contribution d'Eerylin

 

 

Viens.

 

Approche-toi.

 

S’il te semble que j’ai l’air étrange mais malgré tout familier, c’est que tu me reconnais. Souviens-toi. Sans passé, sans avenir, fragile et changeant, mes couleurs sans nuance éclatent sur mon écorce comme un arc-en-ciel d’émotions. Je suis l’avidité, la gourmandise, impatience qui surgissent et se rétractent en petites têtes de serpents colorés. J’ai le rouge de la créativité, de l’impulsion et du courage, le bleu de la joie, de l’infini et de l’insouciance. Je suis toutes les nuances de la liberté, des découvertes et de la magie. Je suis la vérité pourpre, précieuse et mystérieuse, ta vérité. Je suis ton plus fidèle soutien alors ne m’oublie pas, laisse-moi m’exprimer, laisse-moi vivre et si tu m’offres quelques crayons de couleur, des bulles de savon et des ballons alors promis, juré, craché, je te confierai la jeunesse éternelle, celle de l’enfant au fond de toi.

 

Contribution de DURAMEN

 

Si, lo so, les goûts et les couleurs ma sono un artista !
Pourquoi parles-tu italien ? Tu en prends même l’accent !! Alors que nous somme français !
Perché sono un artista !
Cela fait partie de ton excentricité d’artista, j’imagine ?
Regarde ! Siamo le centre dell'attenzione.
En même temps, tu fais tout pour que nous le sommes. Tu nous fais chanter, danser et nous habille comme des clowns. Regarde, on nous regarde d’un œil perplexe.
Io, dirò admiratif ! Regarde le sourire pétillant de cette petite créature.
Elle est encore naïve à cause de la jeunesse de sa vie. Regarde ses géniteurs, ils se lancent des regards perplexes ! P – E – R – P – L – E – X – E – S ! Perplexes !
Que veux-tu !? Siamo des artistes incompris !

 

Ma production

 

 

Longtemps mes peurs ont été en noir et blanc. Il semble que les cauchemars soient moins effrayants sur une palettes grise.

Longtemps mes peurs ont été en noir et blanc. Les adultes ne comprendront pas. Ils oublient ce genre de choses. Ils oublient de soulever les voiles. Ils possèdent la naïveté de la maturité. Présentez-leur une tragédie en dessin animé et trop souvent ils croiront en une comédie. Présentez-leur les enfers en couleurs et ils se penseront en sécurité. Ils ne repèrent jamais le diable sous un masque de carnaval.

 

Longtemps mes peurs ont été en noir et blanc, angoisses blafardes d’innocence ; la candeur dansant sur la cadence d'une valse monochrome. On ne voit pas ramper le drame qui vient nous mordre. Après que le sang de l'enfance ait sali le sol, mes cauchemars ont changé.

 

Alors mes peurs ont été en couleurs. Les serpents les plus chatoyants sifflèrent sur ma tête. Mes cauchemars répandaient leur venin dans les sillons de ma jeunesse. Les secrets fourchus glissaient sur ma peau tendre, laissant sur ma chaire les plaies les plus pernicieuses.

 

Alors mes peurs ont été en couleurs. Piquant ma pureté pour la moucheter de poison, les boas étouffaient fébrilement ma gorge fragile m'aveuglant de leurs écailles ardentes. Vifs, les carmins merveilleux. Vifs les bleus roi couronnés. Vifs les jaunes ingénus. Vifs les verts bouleversants. Et sous l'éclat des couleurs, se nourrissaient les vipères de ma tragédie personnelle.



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06 avril 2017

Mes astuces pour « entrer en écriture »



Ce mois-ci dans ma boîte à outils :  tout pour convoquer inspiration et motivation.

En écrivant l'article sur l'impératif de faire de la place, j'ai pensé à ma quête de l'inspiration et combien cette nécessité lui est liée. Qu'on envisage l'écriture comme un loisir ou un travail, si on décide de pratiquer sérieusement, il arrivera un jour où vous n'aurez pas envie de vous asseoir pour prendre le stylo. Que celui qui n'a jamais la flemme me jette le premier coussin, dont je me saisirais pour m'assoupir quelques heures minutes !

Oui, écrire est ma passion. Oui, j'accède souvent à une intense sensation de joiedevant ma feuille ou mon écran. Pourtant, certains jours, le canapé m'interpelle, le ménage fronce des sourcils, le désir de papoter avec une amie me taraude. Et c'est là, dans ces instants d'hésitation que réside la différence entre ceux qui progressent et les autres. Comme il serait facile de s'abriter derrière l'excuse de l'inspiration : « Ah, je ne suis pas d'humeur à écrire... Je manque d'inspiration, pauvre de moi ! Tant pis, j'écrirai demain... ».

Au lieu de cela, j'ai cherché des solutions pour écrire malgré tout. Non pas me forcer mais me mettre en humeur d'écriture. Je ne dis pas que ces propositions vous conviendront, ni qu'elles feront des miracles. Toutefois elles peuvent aider quelques écrivants à (re)trouver la motivation.

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Se créer un rituel



Selon Twyla Tharp, célèbre chorégraphe et auteure de l'ouvrage The Creative Habit : learn it and use it for life, les rituels sont primordiaux pour entretenir sa créativité. Ces habitudes peuvent consister en ce qui vous correspond le mieux. Ce peut être se préparer une tisane puis la déguster en lisant la production de la dernière séance. Ou encore vous installer dans un endroit particulier. À force de toujours pratiquer quelques gestes ou actions avant d'écrire -ou peindre, ou danser,...-, le simple fait d'accomplir le « rituel » vous mettra dans le bain. Comme si vous disiez à votre esprit : là, je m'apprête à travailler, à créer. Et hop, votre cerveau se mettra en « mode créativité ». Un peu comme le fait de sourire nous met de meilleure humeur même quand le sourire est d'abord de « façade » -une étude scientifique a étudié le phénomène, si vous en connaissez les références, partagez-les en commentaires, je n'arrive plus à les retrouver-.

Je ne peux que vous conseiller de mettre en place un rituel et de vous y tenir pour que ce dernier devienne ce coup de pouce qui change tout.

 

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Entrer en écriture grâce à celle-ci

 

Dans l'article que j'évoquais en introduction, je parlais d'écrire pour faire place nette ou vider la poubelle de vos émotions. Je connais quelques auteurs qui utilisent cette pratique. Faire appel aux mots pour trouver les mots. Vous pouvez soit parler de vous -et de vos difficultés- soit utiliser une consigne d'écriture. Cela correspond finalement aux gammes pour les musiciens ou au travail à la barre pour les danseurs. Personnellement, j'utilise rarement cette méthode. En vérité, j'y ai recours seulement devant un blocage très important. Pourquoi ? Parce que j'ai du mal à me détacher des phrases que je viens d'écrire et que cela revient alors à une rumination sur le papier. Reste que c'est une piste qui convient à certains. Je répète qu'il n'y pas UNE recette miracle, seulement des pistes pour trouver ce qui vous aidera VOUS.

 

La méditation et autres outils personnels...

 

Enfin je vais vous parler de ce que je mets en place lorsque je ne suis pas d'humeur à écrire. Non seulement je dispose de mes propres rituels de secours mais aussi de quelques outils auxquels je fais appel quand mes habitudes ne suffisent pas. La première pratique que je tente reste une courte séance de méditation. Cinq à vongt minutes suffisent en général. Je reviens au moment présent, je me « recentre » et cela me ramène à un état qui me convient particulièrement pour écrire. Dix-neuf fois sur vingt, la méditation résout mon problème. Et si vraiment, je continue à bloquer ou à avoir la flemme je...vais prendre une douche. Oui, oui, vous avez bien lu. Pourquoi la douche ? Parce que c'est un moment où je lâche complètement prise. C'est un peu mon couteau-suisse émotionnel. Un blocage d'écriture ? Une douche. Un problème avec mon manuscrit ? Une douche. Une angoisse diffuse ? Une douche. Pas très écologique mais ça fonctionne.

À défaut du coup de la douche, se connaître est le premier impératif. Observez-vous et trouvez vos propres outils, vos propres astuces pour vous mettre en posture d'écriture...



Et vous, quelles astuces vous aident à « entrer en créativité » ?

30 mars 2017

L'étrange monde du coloriage pour adultes...



Cinq ans... Cinq ans que l'invasion a commencé. Nos papeteries, nos librairies, nos supermarchés et Internet : le coloriage pour adultes est partout. Depuis le temps, on aurait pu penser que le phénomène se serait essoufflé mais pas tellement. Il s'est seulement démocratisé, passant du nouveau hobby à la mode chez les bobos adeptes d'Art-thérapie à une activité passe-partout coincée entre le tricot et le scrap. De nouveaux chouchous l'ont chassé du rayon nouveauté : le Bullet Journal, les Zentangle,... Mais le coloriage n'est pas mort... Penchons-nous sur son cas.



Ah, non, pas pour moi !

 

Quand on évoque le coloriage, la plupart d'entre nous pense d'abord à une activité pour enfants, le genre qui les occupe dans la salle d'attente du médecin ou au restaurant. Personnellement, cela faisait remonter un souvenir assez triste : celui du service fermé où se trouvait ma grand-mère en maison retraite. Les murs tristes, des personnages âgéess à l’œil hagard qui, dans la petite salle commune, s'appliquaient à ne pas dépasser...

Lorsque je passais devant les livres de mandala et de coloriage anti-stress, je me contentais de leur jeter un coup d’œil méfiant sans m'arrêter. Ma thérapeute, alors que j'avais beaucoup de mal à être dans le moment présent (depuis j'ai découvert les bienfaits de la méditation), m'a conseillée de tenter le coup. Je dois avouer que j'étais plus que sceptique mais nos séances ayant été très constructives, je décidais de lui faire confiance.

 

Crayons

 

La pleine conscience pour les nuls ?

 

Très vite j'ai réalisé pourquoi le coloriage était tant plébiscité. J'avais essayé pas mal de choses pour me détendre. Prendre un bain ne m'aidait pas, mes pensées ressemblaient trop à de la rumination. Le tricot et autres loisirs créatifs ? Je ne suis pas très douée donc je passais plus de temps à m'énerver qu'à lâcher prise. Bref il me fallait une activité qui m'occupe aussi bien les mains que l'esprit sans me fatiguer ni mettre en route mon désir névrosé de perfectionnisme.

Le coloriage a été une vraie découverte. Pendant quinze ou trente minutes, je cessais de me mettre la pression... Ma respiration devenait calme et profonde, je ne pensais plus à la liste de choses à faire et à tous ce que je ne parvenais pas à accomplir. Sans le savoir je découvrais ce qu'être dans le « ici et maintenant » signifiait.

Avec le recul, je me rends compte que c'était le premier pas vers ma découverte de la méditation -et ma thérapeute l'avait prévu-. Aujourd'hui je médite presque tous les jour et ma vie s'est transformée. Le coloriage n'a été qu'un rouage de ce changement... Mais chaque rouage compte.

 

 

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Un vrai acte créatif ?

 

Si ma thérapeute m'avait conseillé le coloriage dans une optique de soins, cette activité a eu pour moi un effet beaucoup plus complet. Adolescente et jeune adulte, le dessin tenait une place de choix dans mes loisirs. Puis les années passant, j'avais complètement rangé mes crayons. Je cantonais mes ambitions créatives à l'écriture et aux mots. Or la pratique d'un art visuel est très épanouissant et, je ne m'en rendais pas compte, pouvait nourrir mon travail d'auteur. Le coloriage, à la portée de tous, m'a permis de redécouvrir le plaisir de jouer avec les couleurs et les formes. Cette activité m'a débarrassé de mes complexes. Très vite, j'ai eu envie de me remettre au dessin puis à la peinture.

Je ne cesse de répéter que la créativité est à tout le monde, qu'il ne faut pas hésiter à sauter le pas mais je sais aussi combien il peut être difficile de se libérer de nos peurs et de nos complexes. C'est pourquoi le coloriage - facile et bon marché - peut être une manière de (re)devenir créatif. Un premier pas pour explorer d'autres techniques.

 

Que ce soit pour lâcher-prise ou libérer sa créativité, c'est un outil facile à expérimenter.

 

Et vous, adeptes de loisirs créatifs ? Si oui, lesquels ?

 

 

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09 mars 2017

L'écriture avec l'Art du Kaizen

 

Le mois dernier, j'abordais la question de l'écriture des scènes de sexe. Thème intéressant maisà destination des écrivants forcenés.

Pour varier, j'avais décidé de proposer en mars une chronique pour ceux qui n'écrivent pas -encore !- régulièrement. Ceux qui voudraient se mettre sérieusement -du moins quotidiennement- à l'écriture mais s'épuisent par avance. Le manque de temps, la difficulté de changer ses habitudes, le perfectionnisme,... autant d'obstacles à un projet à long terme.

Il existe pourtant une solution pour dépasser ces difficultés : le Kaizen, la méthode des petits pas.

Cette proposition nous vient du Japon, par l'entremise de Robert Maurer via son ouvrage Un petit pas peut changer votre vie : la voie du Kaizen. Personnellement, je l'ai découverte grâce à mon magazine fétiche Flow (dont il faudra que je vous parle ici).

 

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Le Kaizen : koi za ko ?

La méthode du Kaizen consiste en un principe très simple : pour atteindre un objectif, nul besoin de s'épuiser à essayer de tout chambouler tout de suite, il suffit d'avancer un petit pas après l'autre.

Là où cela diffère de ce que j'avais pu lire auparavant est que les pas à effectuer sont vraiment minuscules. Vous voulez vous remettre au sport ? Alors commencez par courir une min par jour. Oui une seule petite minute. On peut décider de continuer ainsi aussi longtemps que l'on veut et quand on se sent prêt on ajoute un autre petit pas (pourquoi pas courir 3 min ?). L'idée est qu'avancer sans effort, c'est toujours avancer.

Kaizen

 

L'écriture en 4 petits pas...



Le Kaizen peut s'appliquer à tout : le dessin, le sport, vaincre sa timidité et bien sûr...écrire. Pour vous simplifier encore plus la vie, je vous propose de suivre 4 petits pas d'écriture.

Pour cela, ill vous faut : un espace où écrire. Je pense que c'est mieux de centraliser vos productions afin de voir concrètement vos petits pas. Un cahier, un calepin, quelques feuilles de votre agenda ou de votre journal... Bref comme vous voulez.

Ensuite vous choisissez votre premier pas. Par exemple écrire une phrase par jour. Ou pendant une minute. Une fois à l'aise, mais surtout prenez votre temps, vous passez à deux phrases, ou deux minutes. Et voilà !

 

Lao Tseu

 



Suivez gratuitement le programme

« L'écriture créative en 28 jours... »

 

Vous préférez être guidé dans votre démarche ? Je vous propose de suivre le programme « Se (re)mettre à l'écriture créative en 28 jours », pour cela rien de plus simple :

  1. Si ce n'est déjà fait, inscrivez-vous à la newsletter de l'Écrhistoires

  2. Inscrivez-vous directement par mail (emiliecognac@ecrhistoires.fr) ou laissez un commentaire sous l'article dédié à ce programme. ICI

La première session de aura lieu du 01 au 30 avril. Chaque matin, vous recevrez directement dans votre boîte mail un énoncé simple d'écriture, à la portée de tous.

Le programme prend très peu de temps : pas plus d'une minute la première semaine, trois minutes la deuxième, cinq minutes la troisième et sept minutes la dernière. Une manière simple, ludique et accessible de se (re)mettre à l'écriture.

Vous écrivez déjà régulièrement ? Rien ne vous empêche de nous rejoindre pour vous amuser !

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poster en commentaires ou à me contacter directemen (emiliecognac@ecrhistoires.fr).

 

Prêt à faire ce petit pas en ma compagnie ?