03 août 2017

1001 dessins faciles à la japonaise - Kamo

 

Genre : Pratique

Pays : Japon

Date de publication : 2015 pour cette édition

Maison d'édition : Dessin et Tolra

Prix : 8,90 €

 

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Présentation de l'éditeur : 5 chapitres, divisés en 51 leçons concises et ludiques, avec le niveau de difficulté indiqué, pour apprendre les rudiments du dessin Kawaï. Une maquette dynamique et colorée avec de nombreuses illustrations. Des doubles pages de photos avec des idées de customisation avec les dessins kawaï (T-shirt, couverture de livre, cartes, emballages cadeaux…)

Mon Avis

 

Que ce soit dans mon journal intime ou dans mon agenda -ou mon Bullet Journal, il faudra que je revienne en parler plus longuement-, j'adore agrémenter mes pages de petites illustrations faciles à faire. Cela met un peu de fantaisie et de bonne humeur dans la routine ! Lorsqu'à Noël dernier, j'offrais à ma fille un autre ouvrage de Kamo Apprendre à dessiner à la japonaise, je ne pensais pas passer mon temps à lui piquer. Si bien que mon ado en a eu vite marre et que j'ai fini par me commander le bouquin qui nous intéresse aujourd'hui.

 

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1001 dessins faciles à la japonaise est un peu moins complet que le premier mais il est néanmoins devenu un allier de taille pour moi. Divisé en quatre grandes parties selon les saisons, il m'inspire quand j'ai envie d'illustrer mes journées sans prise de tête. Pour ceux qui se considèrent comme dénués de toute aptitude dans ce domaine, je conseillerais plutôt Apprendre à dessiner à la japonaise qui comporte plus d'explications pas-à-pas.

Bonus non négligeable : grâce aux livres de Kamo, j'espère bien devenir une championne au Pictionary !

 

Et vous, prêts à illustrer vos agendas ?

 

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13 juillet 2017

Le Journal Visuel et autres formes de journaux intimes

 

Alors que dans tout les autres domaines, je tente avec force conviction de garder intime mes croyances et conviction, je tombe immanquablement dans le prosélytisme dès que l'écriture est abordée. Ainsi, je reste toute pleine de fierté parce que E. une de mes plus proches amies tient désormais un journal intime, elle qui n'est pas, comme moi, passionnée par l'écriture.

Pour preuve de mon obsession « convertir mon entourage à cette pratique-, la publication dernièrement d'un article sur le sujet.

 

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Convaincre de l'existence de ces bienfaits ne suffit pourtant pas, en général, à convertir mon entourage. Parce que les mots ne sont pas des outils naturels pour tout le monde. Or POURQUOI un journal devrait-il passer nécessairement par l'écrit ? C'est pour tout ceux qui préfèrent d'autres moyens d'expression que je voulais écrire la chronique que je vous livre aujourd'hui.

 

I. Art journal et journal visuel, même chose ou pas ?

 

Pour récolter plus de clics, j'aurais pu titrer cet article l'Art Journal. Ce dernier fait tant d'émules sur les réseaux sociaux. J'avais brièvement évoqué le sujet sur l'Écrhistoires lorsque je rappelais que la créativité est à tout le monde. J'expliquais que c'est un journal dans lequel on combine l'art et les mots. Personnellement -après avoir essayé plusieurs formes d'expression- je fais la différence entre Art Journal et Journal Visuel.

Le premier est un carnet dans lequel on expérimente diverses techniques autours de l'Art Visuel. Peinture acrylique, gouache, collage, dessin, aquarelle,... Un exercice passionnant mais qui intéresse surtout les adeptes d'Art créatif. Même si la forme reste d'une liberté extraordinaire, l'Art Journal pourrait faire peur à ceux d'entre nous qui ne se sentent pas de dispositions pour les arts plastiques.

Ce que je nomme Journal Visuel c'est le fait de garder une trace de ce que l'on veut -événement ou émotion- de manière la plus simple possible. Ce qui compte c'est s'exprimer. Visuellement, non artistiquement.

 

II. Quand on n'a pas de « prédisposition » pour le dessin, on fait comment ?

 

Un journal visuel sans prétention artistique, voilà ma proposition. Pour commencer pas besoin de grand chose : un cahier, de la colle et un peu de temps. Parce que le terme visuel permet tout, comme nous le montre la définition du terme, sur le site de Larousse : « relatif au sens de la vue », « Relatif aux images, à ce que l'on perçoit par la vue ». Remarquez que toute velléité de faire dans le « beau » est absente. Cela peut simplement consister à coller quelques photos ou des tickets de cinéma, de dessiner des émoticônes pour exprimer l'humeur du jour ou du moment,...

Reste néanmoins que rien ne vous empêche de vous amuser à illustrer ce journal. Comme le Journal Visuel demeure avant toute chose intime, et n'a pas vocation à être publié sur Pinterest ou Instagram, ne vous mettez pas la pression ! Pour débuter, vous pouvez essayer avec des collages composés d'images que vous trouvez belles, de souvenirs qui vous touchent, de papier aux couleurs que vous préférez... Lâchez-vous et, comme un enfant sait admirablement le faire devant une feuille blanche et une boîte de feutres, appréciez simplement cet espace de liberté. Enfin, on peut très bien s'amuser à faire un mixe entre écrit et visuel. Bref, amusez-vous !

Pour aller plus loin il existe des ouvrages, ludiques et pédagogiques, qui permettent à n'importe lequel d'entre nous de dessiner. Je vous en présenterai un ou deux à l'occasion, promis.

 

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Une page de mon Art Journal

 

III. Après le Bujo le Budi

 

Toute mon activité professionnelle tourne autour des mots -les vôtres et les miens-, aussi j'avoue que le soir, fatiguée après ma journée, je n'ai plus très envie de tenir un journal intime au sens où je l'entendais il y a encore cinq ans.

Si j'ai toujours besoin de garder une trace de mon quotidien, je ne le fais plus de la même manière. Laissez-moi vous expliquer...

Depuis quelques années, nous assistons à la déferlante du Bullet Journal. L'idée étant de créer son propre agenda afin d'organiser au mieux son quotidien. J'ai déjà évoqué ce système -dans cet article-. Si j'ai adopté en partie cette pratique, je l'ai tellement adaptée à ce qui me convient qu'elle a donné naissance à une sorte de cousine éloignée. Comme je souffre de la manie de vouloir nommer les choses, j'ai décidé d'appeler celle-ci le Bullet Diary, ou BuDI.

C'est un journal intime qui systématise des rubriques. Voilà ce que ça donne avant que je le complète :

 

BuDi

 

Si ce Bullet Diary vous intéresse, je détaillerais le principe dans un prochain article. Sans doute en août et peut-être avec un DIY pas à pas.

Si vous ne voulez pas manquer cette publication, vous pouvez vous abonner au blog et à sa newsletter (formulaire dans la colonne de droite du site).

 

Et vous, ami lecteur, journal intime ou pas du tout ? Si oui, sous quelle forme ?

 



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29 juin 2017

5 (très) bonnes raisons de tenir un journal intime

 

 

Cette année ce sont les noces de Satin. 24 ans. Vingt-quatre ans de relation intense et passionné entre mon journal intime et moi. Le temps passe et celui-ci s'est transformé pour me suivre : d'un cahier de brouillon en passant par les fameux carnets Moleskine à un espace dans mon Filofax... Peu importe la forme, le ton, j'ai toujours eu le besoin d'écrire en toute confidence. Passée l'adolescence, cette habitude provoque parfois des regards un peu dubitatifs. Voir exaspérés. Pourtant il existe des bénéfices réels à tenir un journal.

Avant de les évoquer, prenons quelques instants pour démystifier cette habitude. Alors NON un journal intime n'est pas forcément un truc rose à cadenas. Encore moins un exercice quotidien à base de « Cher journal, ». Cela peut l'être, si ce format vous ressemble. De mon coté, j'ai abandonné toute velléité de régularité depuis mes treize ans. Je passe parfois plusieurs semaines sans rien écrire. A certaines périodes, mon journal ne rassemble que des dessins. Ou des listes de livres. Ou des poèmes. Ce qui compte c'est simplement de disposer d'un espace où j'écris ce DONT j'ai besoin, là, tout de suite.

 

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Petit aperçu de mes journaux...

I. Développer sa créativité

Pour être un bon kleptomane créatif, notion abordée dans le tout premier article du site, j'encourageais le fait de garder « toujours un carnet/journal sur vous ». Pour noter cette impression, cette citation, ce film, cette couleur ou odeur que l'on intercepte dans le quotidien et qui nourrira, le moment venu, notre vie intérieure.

Journal intime ne rime pas forcément avec les mots. Dans une autre publication, j'abordais d'ailleurs le sujet de l'art journal, journal intime visuel. 

II. Se souvenir des belles choses

Pour les neurosciences, nous avons une prédisposition à voir les choses négatives - comme tout ce qui engendre la peur donc la vigilance – c'est un fonctionnement de survie issu du passé. Voilà pourquoi il nous faudrait faire plus d'effort pour se concentrer sur les événement positifs que sur les difficultés : la résurgence de la joie n'a jamais sauvé une espèce ! Pour cela les listes sont de bons outils – oui, oui, je suis toujours aussi fasciner par les inventaires -. Un journal intime peut être un espace dans lequel noter notre gratitude ou nos petits bonheurs.

 

III. Mieux gérer le quotidien

Mes proches pourraient le confirmer, je suis quelqu'un de pragmatique. J'aime l'utile. D'ailleurs j'ai tendance à trouver agaçante l'habitude qu'ont certains d'opposer le beau à l'utile. Pourquoi ne pas lier les deux ?

Un journal intime est AUSSI un outil pragmatique, pour mieux gérer le présent. Il peut être utile pour formuler des objectifs, des projets,... Et pas seulement.

Au mois de mars, je vous expliquais l'importance de sortir les poubelles intérieures : Notre cœur et notre esprit sont de vraies poubelles : on y accumule des tas de choses, on les laisse pourrir dans un coin. Puis quelques jours/semaines/mois plus tard on s'étonne que la moisissure envahisse tout le reste. Mon journal sert d'abord à cela, accepter et comprendre ce qui est vivant en moi. Récemment confrontée à des soucis de santé, écrire mon angoisse et ma révolte m'a permis de passer cette étape sans la nier.

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IV. Se connaître et s'aimer

Après le volet pragmatique, abordons le domaine du développement personnel. Car on peut écrire pour pour mieux se connaître et /ou changer de regard sur soi... En début d'année, je parlais de journal d'estime de soi qui entre parfaitement dans cette catégorie.

 V. Pour se conjuguer au futur

Les magazines (les livres et même les émissions de TV) ne cessent de nous le seriner : il faut être dans le « Ici et maintenant ». Je ne nie pas les bienfaits de ce précepte et encore moins ceux de la méditation en pleine conscience mais il ne s'agit pas de nier la possibilité du futur. Pour cette raison j'avais publié un article intitulé L'écriture : se projeter pour se révéler : non tenir un journal intime n'est pas nécessairement un acte empli de nostalgie et peutrefléter nos enthousiasmes, nos ambitions, nos appétits pour l'avenir.

 

BONUS POUR LES É CRIVANTS

Si vous faites partie du vaste club des écrivants, la tenue d'un journal prend une autre dimension, vous pouvez l'utiliser pour pratiquer des exercices d'écriture et donc réunir de la matière brute pour tous vos projets.

 

 

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Et vous, ami lecteur, vous tenez un journal ? Pourquoi ?

 

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20 avril 2017

L'écriture : se projeter pour se révéler



Depuis l'ouverture de l'Écrhistoires, j'ai beaucoup parlé de l'écriture comme outil pour rester dans le présent. Pour se maintenir dans  l'«ici et maintenant ». Que ce soit en renforçant son estime de soi ou en exprimant sa gratitude, c'est avant tout au présent que j'ai conjugué la catégorie « Se réécrire ».

L'écriture -si on excepte cette dernière comme outil d'organisation- peut-elle se mettre au service du futur ? De nos projets à venir ? Je prône tous les jours le principe de l'écriture créatrice mais comment peut-elle avoir une influence sur qui nous serons demain ?



I. Le meilleur avenir possible : se connaître



Que ce soit dans ma vie privée, dans mon travail ou pour moi-même, je ne cesse de le répéter : qu'importe nos rêves, nos difficultés, nos ambitions, se connaître nous donne plus de pouvoir sur nos vies. Il en va de même pour notre avenir. Savoir ce que l'on veut semble la base pour réaliser ses désirs.

Christopher Peterson, professeur de psychologie à l'Université du Michigan explique, dans son ouvrage A Primer in Positive Psychology1 avoir proposé à ses étudiant un exercice sur la question. Sur quatre jours consécutifs, il s'agit d'écrire pendant vingt minutes ce que l'on aimeriez que notre existence devienne dans quelques années. Pour se faire, on doit explorer en détail cette projection de l'avenir. Afin que l'expérience soit efficace, il ne faut pas partir dans des fantasmes improbables. Gagner au loto, devenir danseur étoile ou star du rock... Ce qui est demandé c'est de décrire son meilleur avenir possible à partir de ce qui est en notre pouvoir.

L'avantage de prendre du temps pour écrire sur ce que nous aimerions est de clarifier nos désirs. Se projeter dans un avenir complet et précis pour mieux mettre en œuvre les chantiers nécessaires à notre bonheur. Et puis quand notre motivation s’essouffle -et cela arrive toujours à un moment donnée, pas la peine de se culpabiliser pour ça!-, relire cette description peut devenir ce petit coup de pouce qui nous manquait.



II. Au quotidien : le Bullet Journal ou le 10 level up goals

 

L'exercice de Peterson, proposé dans la première partie, peut néanmoins se révéler compliqué. La proposition, très ouverte, provoque parfois l'effet inverse de celui escompté : on se retrouve perdu devant notre feuille / écran / parchemin, comme bloqué par l’imprécision de la question. On sait -presque- toujours voir sa frustration ou son insatisfaction mais quant à expliquer ce qui nous manque pour atteindre plus de bonheur, c'est une autre paire de mitaines. Heureusement il existe d'autres manières, plus douces et guidées de faire un bilan de ce que l'on veut. Une méthode a le vent en poupe sur les réseaux sociaux : le « Level 10 life ».

Cette pratique nous vient de la dernière mode du moment en terme d'organisation de vie : le Bullet Journal. Surnommé BuJo, il consiste à personnaliser un carnet pour se constituer un planning au plus près de ses besoins -plus d'informations ICI-. Après avoir testé le principe quelques semaines, je l'ai adapté à ma personnalité en conservant du Bullet les éléments qui me convenaient. Parmi ces derniers, le 10 level up goals, développé par Hal Elrod dans son ouvrage Miracle Morning.

Pour chaque domaine de votre vie -famille, carrière, santé...- vous évaluez votre actuel niveau de satisfaction sur une échelle de 1 à 10. Puis vous définissez ce qui pourrait améliorer les niveaux en questions. Quelles petites habitudes pouvez-vous prendre maintenant ? Des petits actes faciles et rapides à mettre en place. Lorsque ceux-ci sont ancrés dans votre routine, au bout de quelques mois -voir une année complète-, il sera facile en refaisant le bilan avec l'échelle de 1 à 10 de prendre du recul et voir si votre confort et votre satisfaction se sont améliorés. Si vous voulez plus de détails à ce propos, je vous conseille l'article dédié sur POWA.

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III. Préparer un futur où le passé enseigne

 

Si je crois qu'un être humain peut se transformer, je n'ai rien d'une illuminée qui pense pouvoir faire table rase de ce que nous transportons : nos expériences passées, nos traumatismes, nos succès, nos errances, tout ce qui nous mène à être ce que nous sommes. Se transformer ne revient jamais à nier son passé mais à l'intégrer.On ne se libère pas de sa prison en la tapissant d'explosifs, -on risque surtout de mourir dans sa tentative...-. On se libère en trouvant une issue de secours, en connaissant parfaitement les lieux. La fuite sans un regard en arrière n'est possible que dans les mauvais soap. Même en changeant de vie, nos souvenirs et nos blessures nous accompagnent. Hélas, se transformer demande du temps. Beaucoup de temps. Et, parfois, il est difficile de voir le chemin parcouru. Tenir un journal intime, c'est bien mais si vous êtes prolixe, vous il sera compliqué -voir impossible- de vouloir faire un bilan des années précédentes.

Afin, dans l'avenir, de disposer d'un outil simple pour voir mon évolution dans les domaines les plus variés -du plus léger au plus philosophique-, j'utilise depuis janvier le carnet Q&A a Day Journal (qui existe désormais en français pour ceux qui préfèrent).

 

 

Le principe : une question par jour de l'année et par page. Cinq entrées pour cinq réponses -une par an-. En finalité vous aurez votre évolution pour ces 365 questions. Si je manque de recul pour vous faire un vrai bilan de cette méthode, je pense l'outil intéressant. D'ailleurs je m'amuse bien à remplir mon petit livre chaque soir.

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Et vous, ami lecteur, vous écrivez ce que vous souhaitez accomplir dans le futur ?



1 Peterson C. A Primer in Positive Psychology, New York, Oxford Unisversity Press, 2006

16 février 2017

La créativité est à tout le monde !



En janvier, je prenais le temps de vous présenter les différentes catégories de L'Écrhistoires et concluais avec un visuel que j'affectionne particulièrement :

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La question de la créativité ne faisait l'objet que d'un petit paragraphe or ma certitude qu'elle peut servir à tous et qu'on peut la muscler -sans douleur ni courbature- mérite un article à part entière. Alors pourquoi attendre ?

 

La créativité, mais c'est koi ?

 

Si vous avez traîné vos chausses ici ou , vous avez peut-être remarqué ma tendance à vouloir définir les mots avec précision. Allons donc vérifier ensemble ce que nous dit sir Larousse sur la créativité : capacité, faculté d'invention, d'imagination ; pouvoir créateur. Invention et imagination... À cet étape du schmilblick, j'entends trop souvent mes clients, ceux qui n'osent pas se frotter à la poésie ou à la fiction, s'exclamer : "Mais je n'ai aucune imagination !" Généralement, je respire un bon coup avant de leur montrer qu'ils se trompent. Tous, sans exception.

Commençons par répéter  : tout le monde a de l'imagination donc peut être créatif. Je peux vous le prouver. Il suffit de fermer les yeux et de se revoir enfant. Dans la cour de récréation ou pendant les grandes vacances... Vous avez entre 4 et 10 ans. Souvenez-vous... Pouvez-vous maintenant me jurer que vous n'avez jamais joué à « on dira que je suis » ? et oui... Tous les enfants imaginent les jeux de rôles les plus fous. Nous avons chevauché des montures invisibles, arrêté des méchants, ou sauvé le monde de deux ou trois Armageddon. Pour ça nous nous sommes inspirés des histoires qu'on nous lisait, des séries que l'on regardait ou des héros de notre enfance. Nous devions en avoir de l'imagination pour faire tout cela, non ?

 

La créativité n'est pas l'apanage des artistes

 

Puisque nous naissons tous avec cette capacité à imaginer, à rêver, à inventer, cela signifie qu'au pire, notre créativité est endormie. Il suffit de la réveiller. Avec douceur, hein ! Je ne dis pas qu'il ne lui faudra pas un peu de café pour que la belle retrouve sa concentration, ni que ses muscles ne seront pas ankylosés mais patience... En la stimulant, elle sera bientôt en pleine forme !

Si je pousse mes proches -et même les autres- à réactiver leur créativité ce n'est pas pour faire de tout un chacun un artiste -quoique...-. Mais parce que la créativité est utile à tout le monde.

Prenons quelques situations :

  • un conflit avec un collègue

  • la routine qui pèse sur le couple

  • un enfant dont il faut détourner l'attention pour éviter un caprice

  • décorer une pièce avec un minuscule budget…

Ces suppositions, déclinables à l'infini, inventivité et imagination permettent de les régler facilement et rapidement. La créativité est une qualité humaine plus qu'un talent. Tous les coachs, magasines féminins,... mettent en avant l'organisation et oublient que la créativité est un outil merveilleux pour gérer le quotidien. Et comme toute qualité humaine, elle peut se cultiver !

Dans cette idée, j'ai envie d'aller plus loin...

 

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Encore plus fort : l'art à la portée de tous

 

Si la créativité concerne tout un chacun alors il n'y a qu'un pas à franchir pour l'art. Oui, pourquoi l'art serait-il réservé à quelques élus ? Pas besoin de talent ou de génie pour s'exprimer, il suffit d'avoir envie de le faire et de surpasser ses peurs. En témoigne le succès de l'Art Journal ou Journal Créatif.

Pour faire court c'est un journal dans lequel on combine l'art et les mots. Il suffit d'aller sur Google Image et de taper « art journal » :

 

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...afin de voir qu'avec un peu de colle, de peinture et de créativité tout le monde peut s'emparer de ce formidable exutoire. Et la profusion des résultats nous montre combien ce type de pratique peut être addictif. Cela ne fera pas de nous des Picasso ou des Monet pourtant créer pour le plaisir apporte plaisir, beauté, détente et joie.

Promis, je reviendrai vous en parler plus longuement...

 

En attendant, gardons à l'esprit que l'écriture, la créativité, l'art ne sont que des outils d'expression. Il suffit juste de s'en emparer !

 

Vous offrez-vous la liberté d'être créatif ?

D'explorer plusieurs domaines artistiques ?

 

 

09 février 2017

Exprimer sa gratitude

 

À cinq petites journées de la Saint-Valentin, j'ai d'abord pensé aborder la question du couple mais, en ayant débuté février avec un sujet coquin, j'ai rapidement repoussé l'idée. La catégorie qui nous occupe étant Se réécrire, j'avais envie d'adapter le sujet avec une chronique tournée vers les autres. Ce n'est que devant mon écran, la page blanche me narguant avec morgue, que j'ai su que je voulais parler gratitude.

I. Mais c'est quoi la gratitude ?

 

Le Larousse -grand ordonnateur du vocabulaire- nous donne la définition suivante : Reconnaissance pour un service, pour un bienfait reçu ; sentiment affectueux envers un bienfaiteur : Manifester sa gratitude à quelqu'un. On peut se demander s'il y a une différence entre remercier et exprimer sa gratitude.

Les remerciements font partie de nos réflexes de politesse et on a tendance à l'utiliser à toutes les sauces sauf à celle de la bienveillance. Personnellement, j''emploie le terme gratitude pour différencier le jeu social d'une démarche choisie, celle d'exprimer sa reconnaissance sans attente de réponse ou de retour. Par conséquent bien loin de la grande messe commerciale de la Saint-Valentin et autres fêtes de supermarché.

 

II. La mode de la gratitude

 

La gratitude est à la mode, en témoigne le nombre croissant d'articles sur le Journal de gratitudes. Celui-ci fonctionne sur un principe simple : noter régulièrement les choses pour lesquelles nous sommes reconnaissants. Si cette habitude, que je pratique, a pour objectif de renforcer notre stabilité émotionnelle, notre bien-être et de lutter contre le pessimisme, c'est un acte orienté vers soi. Or, en ce mois estampillé comme celui de l'amour, je préfère vous faire une proposition tournée vers l'autre.

 

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 Young Girl Writing a Love Letter, Pietro Antonio Rotari

 

III. Le défi du mois : la lettre de gratitude

 

Le mois dernier j'abordais ici la question des bonnes résolutions et parlais du journal d'Estime de soi, pratique que j'ai mise en place en 2016. Lorsque 2017 a pointé le bout de son nez, j'ai choisi un autre défi.

Une fois par mois, sans me préoccuper de ma pudeur ou de ma timidité, j'essaie simplement d’exprimer ma gratitude. Faire la démarche d'envoyer une lettre change tout : on est dans un acte réfléchi, qui demande du temps. J'envoie un courrier à quelqu'un qui compte ou a compté, une personne dont l'amitié, la chaleur, la bienveillance a éclairé ou éclaire ma vie. Je n'en écris pas trois tonnes, je me contente d'expliquer ma démarche et pourquoi je suis reconnaissante.

Je n'ai aucun recul sur ce challenge. Comment je vais le vivre ? Est-ce que les destinataires vont m'en parler ? Peu importe les conséquences de cette démarche, je vous tiendrai au courant, soit au fil des mois, soit avec un bilan à la fin de l'année.

 

Moine

 

Et vous...

Pour qui, ici et maintenant, éprouvez-vous de la gratitude ?

Avez-vous exprimé cette gratitude ?

 





12 janvier 2017

Le piège des bonnes résolutions - ces ribaudes -



Nous voilà mi-janvier : l'effervescence des fêtes apaisée, nous reste la fatigue. Demeure aussi le poids de nos bonnes résolutions. Si, comme moi, vous faites partie des êtres humains, en vous réside ce désir vain de perfection. Et la nouvelle année apporte dans son sillage son lot de pensées supposées nous transcender : je vais me mettre au sport, je serai moins dépensier/sière, je serai plus organisée, j'arrête de fumer/procrastiner/lire des Harlequin,... (rayez les mentions inutiles...).

Mais voilà, la vie et le quotidien nous rappellent souvent à l'ordre de notre humanité, donc de nos faiblesses : nos bonnes intentions s'érodent sous l'écoulement du temps.

I. Les bonnes résolutions, une mauvaise idée ?

Ne pas tenir nos bonnes résolutions ne devraient pas nous poser problème. Ce n'est pas comme si c'était la première fois, pas vrai ? Sauf que... Sauf que, pour moi et beaucoup de mes amis, ce renoncement annuel laisse un goût amer sur la langue. Et sape notre estime de soi. Non seulement nous ne sommes pas plus souple, plus sain, plus hydraté ou toute autre aspiration sortie d'un rapport de l'OMS, mais nous avons la désagréable impression de n'être qu'un mollusque sans volonté.

Voilà où réside le piège de ces petites coureuses de remparts1 que sont les bonnes résolutions : remplacer le mieux vivre espéré par une ritournelle d'auto-critiques.

C'est le moment où, sur de nombreux sites -sincères mais parfois néfastes- certains parleront de résolutions positives. Cela va de se mettre à la méditation pour endiguer le stress au journal de gratitudes pour nous prouver, à nous pauvres hères râleurs, que la vie, quand même, elle est vachement chouette...2 Sauf que le piège risque de se refermer -encore !- sur notre bonne volonté.

 

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II. La pensée positive ? Oui mais non...

 

Depuis quelques années, je suis ce que l'on pourrait appeler une adepte de la psychologie positive. Cela peut sembler étrange de se déclarer groupie d'une discipline scientifique mais je préfère cette formulation. Parce que pensée positive et psychologie positive sont trop régulièrement confondues. Alors que la seconde s'avère juste être l'étude de ce qui rend les humains heureux, optimiste, résilients, la première recèle une dimension magique : il suffirait de voir le verre à moitié plein pour arrêter de s'y noyer perpétuellement.

Attention, loin de moi l'idée que cette vision des choses s'apparente forcément à une ineptie. Simplement pour moi cela a été catastrophique.

Je vais me permettre de parler un peu de moi. Dans une période difficile, alors que mon estime de moi n'aurait pas seulement rempli le quart d'un dé à coudre, j'ai voulu changer mon regard. Je me suis retrouvée à noter, chaque matin, un mantra censé me transformer du genre « Je suis quelqu'un d'estimable, j'ai de la valeur et je m'aime ». Hélas, incapable de le croire au plus profond de moi, cela me donnait l'impression, au fil de ma journée, de ne pas être à la hauteur. Non seulement cela ne m'empêchait pas de retomber dans le piège de la rumination fielleuse mais je culpabilisais de me sentir coupable de ne pas être parfaite. Vous voyez le guano ?

 

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III. Une bonne résolution : se donner de l'amour...à soi-même

 

Le mois de janvier pourrait très bien se passer de ces bonnes résolutions avortées trop vite. Hélas, j'adore avoir cette impression de me refaire une vie toute neuve à la moindre occasion.

Un peu comme la rentrée des classes, lorsqu'on peut s’enivrer de l’odeur des cahiers neufs ouverts sur un avenir riche de perspectives.

La seule réponse que j'ai trouvée qui réconcilie mon amour de la bonne résolution et l'envie de rester bienveillante est toute simple. Je l'ai mise en place l'année dernière et si je suis loin de la perfection, j'essaie de le faire régulièrement. Cette habitude qui me tiendra lieu, cette année encore, de bonne résolution, c'est la tenue d'un « Journal d'estime de soi ».

Offrez-vous un petit carnet, un cahier, agrafez ensemble quelques feuilles blanches, qu'importe... Et essayez de noter tous les soirs une à trois jolies choses sur vous. Même des détails que vous trouvez insignifiants... L'important ce n'est pas tellement le contenu de cette petite liste mais d'être dans une démarche de valorisation de soi. Cela peut être une chose que vous avez accomplie, une pensée positive -tiens, tiens...- l'aide que vous avez apportée à un proche ou un inconnu,... Trouvez et écrivez trois jolies choses sur vous. Célébrez la moindre petite victoire, le moindre de vos sourires. Si certains jours, cela ne vient pas, ça n'a aucune importance, vous reprendrez le lendemain.

Je ne dis pas que ce rituel va changer radicalement votre vie. Ni qu'il permettra de tarir la ritournelle de l'auto-critique. Juste que, peut-être, vous vous endormirez parfois avec ce sentiment si chaleureux de vous aimer, vous et votre foutue humanité.

 

Lune

 

Alors tenté par le journal d'estime de soi ou pas du tout ?

 

 

1 Au Moyen-Age, les coureuses de remparts - les rempardières - étaient des femmes qui se prostituaient

2 Sachez toutefois que je pratique moi-même la méditation ET le journal de gratitudes. Je vous en reparlerai à l'occasion ;-)